La plupart des départements ont été placés en risque élevé ou moyen concernant le pollen, à l'exception du Finistère. Pourquoi ?

En début de semaine, le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) a placé la plupart des départements en France en alerte rouge (risque élevé) ou jaune (risque moyen) vis-à-vis du risque d'allergie aux pollens. À l'exception d'un seul : le Finistère, où le risque est plus limité.

Nez qui coule, yeux rouges qui pleurent et qui grattent... Vous ne rêvez pas, le pollen est bel et bien de retour. Les températures douces de ces derniers jours ont favorisé l'arrivée du pollen, de plus en plus précoce dans l'Hexagone. Mais dans le Finistère, le risque d'allergie est plus faible que partout en France. 

Un temps printanier sur une grande partie du territoire

Si le printemps débute seulement le 21 mars, le pollen lui a déjà fait son retour. Les températures du mois de février sont plus proches du printemps que de la saison hivernale. "Le risque d'allergie sera élevé dans la plupart des départements français (plus des 3/4 du pays) à cause du temps printanier qui touche l'ensemble du territoire", alerte le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) sur son site internet. Mais le Finistère est pour l'instant épargné. 

Actuellement, ce sont les pollens d'aulne et de noisetier qui sont responsables des risques élevés d'allergies. Le phénomène est expliqué par la floraison qui a débuté tôt ainsi que les températures au-dessus de la normale.

Ce jeudi 15 février, les températures étaient plutôt douces en Bretagne. Jusqu'à 17,2°C à Ploumanac’h, 17,5°C à Rennes ou encore 18,3 °C près de Redon. C'est 6 à 7 °C de plus que les températures moyennes de saison. À Brest, le thermomètre a atteint la barre des 16°C, c'est la valeur la plus douce depuis le 26 octobre 2023. Ces températures ont entrainé la formation précoce de pollen, mais un peu moins dans le Finistère, où le mercure est moins grimpé.

Que faire en cas d'allergie ?

Dès que les premiers symptômes apparaissent (yeux rouges, qui démangent, crise d'asthme, difficultés respiratoires...), il faut consulter un médecin ou un allergologue pour se faire prescrire un traitement. Mais des gestes simples peuvent faciliter le quotidien.

  • Ne pas faire sécher ses vêtements mouillés en extérieur, car le linge humide peut capter les pollens.

  • Se rincer les cheveux pour ne pas avoir de pollen collé sur les cheveux et le cuir chevelu.

  • Fermer les fenêtres entre midi et 16h car le pollen est en suspension dans l'air dans ces heures plus "chaudes". Il tombe au sol avec l'humidité.

  • Aérer avant 9h et en fin de journée. Seulement 15 minutes d'aération peuvent suffire à renouveler l'air d'une pièce.

Comment est mesuré le pollen en Bretagne ?

En Bretagne, l'association Capt'air Bretagne surveille les pollens. En partenariat avec RNSA, elle réalise des comptages polliniques sur cinq stations de surveillance aérobiologiques situées à Rennes, Brest, Dinan, Pontivy et Saint-Brieuc.

L'objectif de Capt'air Bretagne est d'informer la population sur les risques allergiques aux pollens. Sur le site internet de l'association, on peut y trouver une carte où figurent ses données ainsi que celles collectées par l'Association Professionnelle des Sociétés de Financement.

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