Le Relecq-Kerhuon : deux fillettes retrouvées mortes à leur domicile, leur mère hospitalisée

Deux fillettes de 4 et 6 ans ont été retrouvées mortes dans un appartement au Relecq-Kerhuon près de Brest (Finistère) ce mercredi 21 juillet en milieu de matinée. La mère des deux jeunes victimes est hospitalisée.
C'est dans un petit collectif de la rue Hélène Boucher au Relecq-Kerhuon (Finistère) que le drame s'est déroulé
C'est dans un petit collectif de la rue Hélène Boucher au Relecq-Kerhuon (Finistère) que le drame s'est déroulé © I. Frohberg - FTV

C'est dans une chambre d'un appartement d'un petit collectif de plusieurs logements rue Hélène-Boucher, au Relecq-Kerhuon, que les pompiers ont découvert les deux fillettes mortes allongées sur un lit.

Vers 10h ce mercredi, la grand-mère des fillettes a appelé les secours, n'arrivant pas à entrer dans l'appartement, la porte étant fermée avec les clés à l'intérieur. C'est donc lors de cette intervention banale, "une ouverture de porte" comme le désignent les pompiers, que ces derniers se sont vus ouvrir l'appartement par la mère. Selon nos informations, la femme de 35 ans, blessée, se serait aussitôt affalée sur le sol. Elle a été transportée à l'hôpital mais ses jours ne sont pas en danger.


"Un drame de la rupture"

Selon nos informations, les premiers éléments laisseraient penser qu'il s'agit d'un drame familial, "mais pas de violences familiales" précise une source officielle. "Un drame de la rupture", une rupture annoncée par le père et qui n'aurait pas été supportée par la mère de famille. Celle-ci "aurait attenté à la vie de ses enfants avant de tenter d'attenter à la sienne". Un écrit aurait été retrouvé sur place.

En fin de matinée, une vingtaine de gendarmes avait été déployée sur les lieux pour les besoins de l'enquête et afin d' "éviter un afflux de curieux" précise la gendarmerie.

Au moment des faits, le père de famille se trouvait à Saint-Malo, en déplacement professionnel.


"La journée que l'on ne souhaiterait pas vivre"

Contacté par téléphone alors qu'il était encore sur les lieux du drame, le maire de la ville, Laurent Péron, nous a indiqué avoir mis en place une cellule psychologique avec le Samu à la mairie de la commune pour accueillir les proches, les voisins et "tous ceux qui en auraient besoin".

"C'est la journée que l'on ne souhaiterait pas vivre" réagit l'édile. "Il faut vite passer à autre chose après le constat des faits dramatiques, afin de s'occuper des proches et du voisinage pour lesquels les jours prochains vont être très compliqués."

L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de Brest. Les autopsies des deux fillettes seront réalisées probablement jeudi.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers