Peines de prison confirmées pour Anthony Pondaven et son complice coupables d'évasion à Brest

Anthony Pondaven a profité d'une extraction médicale de la maison d'arrêt de Brest pour s'enfuir en 2018. / © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP
Anthony Pondaven a profité d'une extraction médicale de la maison d'arrêt de Brest pour s'enfuir en 2018. / © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP

La cour d'appel de Rennes a confirmé la culpabilité et les peines de prison prononcées à l'encontre de Anthony Pondaven, détenu fiché S, et son complice Yann Nédélec après leur évasion de la prison de Brest en 2018. Ils avaient été arrêtés en Espagne 15 jours plus tard.

Par CA (PressPepper)

Anthony Pondaven, détenu fiché S est condamné à deux ans de prison et Yann Nédélec à 18 mois ferme. Les deux hommes, qui n'avaient pas fait appel du jugement, avaient déclaré lors de l'audience d'appel "avoir accepté leurs peines". La cour estime que "les sanctions prononcées par le tribunal sont adaptées à la personnalité des prévenus et proportionnées à la gravité des faits". Les deux jeunes, au casier judiciaire très lourd et "sans réels projets de réinsertion" restent en détention à Nantes. 

Pour rappel, le détenu fiché S avait profité d'une extraction vers l'hôpital de Brest pour s'enfuir avec son complice qui l'attendait dans une voiture à quelques mètres du fourgon de l'administration pénitentiaire. Le détenu avait prétexté vouloir refaire ses lacets avant de se relever brusquement et de faire tomber les deux gardiens qui l'accompagnaient.

D'importants moyens avaient déployés dans toute la France pour retrouver les deux fugitifs dans la crainte d'une tentative d'attentat. Les deux jeunes avaient expliqué avoir voulu simplement "partir en vacances" et "passer du bon temps" entre amis d'enfance.


La relaxe contre la petite amie du prévenu confirmée


Le parquet avait fait appel du jugement du tribunal de Brest du 28 février 2019, notamment contre la relaxe de la jeune fille qui avait fourni un sac avec des affaires au complice du détenu radicalisé. L'avocat général estimait que la jeune fille était au courant des plans d'évasion de son petit ami. 

La cour a cependant confirmé le jugement brestois dans toutes ses dispositions, jugeant que "si des éléments peuvent interroger" sur le fait qu'elle pouvait se douter que les deux amis "avaient fomenté un projet d'évasion, aucun élément ne permet de l'affirmer, ces doutes n'étant pas corroborés par d'autres éléments du dossier".

 

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