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Quartier de Kerourien à Brest : trois blessés par balle

Impact de balle après des tirs sur un immeuble à Kerourien à Brest / © C. Aubaile - France 3 Bretagne
Impact de balle après des tirs sur un immeuble à Kerourien à Brest / © C. Aubaile - France 3 Bretagne

Le quartier de Kerourien a de nouveau été le théâtre de violences dimanche 8 septembre. Trois personnes ont été blessées par balle. 

Par E.C & C.A

Les pompiers confirment avoir été contactés dimanche 8 septembre vers 21 h 45 à la suite de coups de feu tirés à Brest, dans le quartier de Kerourien. Un homme a été vu par les équipes de secours. Âgé de 34 ans, il a été blessé à la main. Son implication reste à déterminer.

Deux autres personne âgées de 19 et 21 ans ont également été touchées et se sont rendues directement à l'hôpital de la Cavale Blanche pour des plaies causées par arme à feu. L'un a reçu une balle dans le bas du dos. L'autre plusieurs, dont une au torse.
 


Un maire et des habitants inquiets 


Depuis les faits, la police sillonne les immeubles afin d'éclaircir les circonstances de ces tirs et de recueillir les témoignages des habitants.

François Cuillandre, le maire de Brest s'est rendu sur place ce lundi matin. Il s'inquiète de la montée de cette violence : "Des réglements de compte, il y'en a toujours eu, ça fait malheureusement partie de la vie de tous les jours. Ce qui est nouveau à Brest, c'est que cela se règle par armes à feu. Dans le cas présent, ils n'ont pas visé les jambes, il y avait visiblement une vraie volonté de tuer. Qu'est-ce qui justifie, quelle est l'ampleur du différend ? Ça, ça m'interroge" 

François Cuillandre a demandé des renforts de police spécialisés au Ministère de l'Intérieur depuis plusieurs mois, une requête restée sans réponse. Pour lui et lorsqu'il s'agit de trafic de stupéfiants, c'est à l'État d'intervenir, pas au maire. "Tant qu'on interdit, il faut se donner les moyens d'interdire. Cela veut dire plus de policiers spécialisés, plus de magistrats spécialisés. Et c'est aussi, parce que l'on sait d'où vient la drogue, d'un certain nombre de pays, donc il faut plus de diplomatie avec les pays concernés." 

Contacté, le procureur de Brest abonde dans le sens du maire. Jusque là les règlements de compte n'avaient pas lieu dans les lieux publics. 

Fin août, le quartier avait déjà connu des violences en pleine rue. Quatre hommes avaient été interpellés.

 

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