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Centre-Bretagne: de la résistance contre l'exploration minière

Riche en métaux, le massif Armoricain attise la convoitise de sociétés minières. L’Etat français, lui, encourage la prospection, afin de faire face à la demande en matériaux rares pour l'électronique. Mais tous ne sont pas d'accord.
Leur collectif s’appelle « Douar di doul », « la terre sans trou » en breton. Ce regroupement d’habitants des Côtes d’Armor entend empêcher la prospection minière dans le centre Bretagne.

« On ne prendra pas le risque de détruire nos communes pour enrichir des sociétés » témoigne Virginie Doyen, la maire de Loc-Envel, lors d’un rassemblement organisé sur la commune.

À Belle-Isle-en-Terre, c’est une société Australienne qui a déposé une demande de permis d’exploitation. Il y en aurait sept pour la Bretagne et la Loire-Atlantique.

À Loc-Envel, un village pittoresque au passé minier, on craint d’être particulièrement impacté, par le transport routier notamment, mais aussi par la pollution de l’eau.

« Que ce soit pour une installation industrielle, une station-service, ou une mine, si on veut faire propre, aujourd’hui on peut » se défend Michel Bonnemaison, le directeur de Variscan Mines.

« La mine propre ne peut pas exister » rétorque Jean-François Millepied, qui habite Pédernec, « il leur faut, pour concentrer les minerais, des produits chimiques ».

Ce projet Australien concerne 25 communes, une zone de 330 kilomètres carrés à l’ouest de Guingamp, composée de forêt et de champs. Le sol contiendrait du tungstène, notamment.

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