C'est une rivalité potache entre la mer et la campagne qui est à l'origine du festival des Vieilles Charrues. Alors que les fêtes maritimes de Brest et Douernenez battent leur plein, une bande de copains du centre-Bretagne décident eux aussi de faire du bruit. A Landeleau, une fête rurale et potache creuse un premier sillon. Et ce sillon sera tant profond, cette terre si fertile, que cela deviendra le plus grand festival de France: les Vieilles Charrues. 

Quand une blague de potache envahit Carhaix

On s’active sur les bords de l’étang de Landeleau. Dans cette petite commune du centre-Bretagne, des jeunes, des anciens, des gamins reconstituent un port de pêche. Ici, pas de vieux gréements, mais des charrues.

La fête du Stang (« étang », en breton) a ce côté potache. On s’y entraîne pour un concours de lancer de kabig, ou la pétanque « mouchig-dall ».  « C’est une pétanque où l’on lance d'abord le cochonnet, et ensuite les boules » explique sérieusement le président de l’association, un certain Christian Troadec. Le bénévole, mutin, poursuit : « la tradition veut que ce soit l’aveugle du village qui le fasse ».

Une criée, un chantier naval, et un phare, pour voir plus loin. La fête de Landeleau veut défendre les traditions, mais aussi la créativité du centre-Bretagne. Une certaine idée du « pays », qui va les mener très loin.

En 1992, Rag Mama Rag, en 1993, les Pires, en 1994, les Satellites. Bientôt la petite scène de Landeleau est trop petite. Le public est à l’étroit sur les bords de l’étang. En 1995, le festival prend officiellement le nom des Vieilles Charrues, et s’installe dans le centre-ville de Carhaix.

Le prix ne pourra barrer la route à personne


Carhaix, c’est 4000 habitants. Une ville qui a abrité la plus grand foire de Bretagne. Qui a été au centre de la révolte des Bonnets Rouges, en 1675, et qui le sera à nouveau en 2014. Ce n’est pas un hasard, mais nous n’en sommes pas encore là.

Nous sommes en 1995, et l'association des Vieilles Charrues, dans ce centre-Bretagne en plein assèchement, revendique un événement grand public, et populaire. Cette année-là, on pourra voir The silences, Ar Re Yaouank ou les Blues Brothers pour moins de 100 francs.

« Ici on n’a pas un public jeune, on a un public vraiment familial » explique à l’époque Yann Rivoal, le président de l’association, « donc chacun pourra se retrouver dans les différents styles musicaux, et le prix ne pourra barrer la route à personne ».

Et de fait, la foule envahit la place du champ de foire, qui fût l’un des plus importants au moyen-âge, lorsque la ville était un carrefour commercial. Depuis, les usines ferment et les commerces sont à vendre. Cette foule, 40 000 personnes, quatre fois la population de la ville, fait peur à Claude Nougaro.

« J’ai mis mes lunettes pour mieux vous voir, mais comme j’ai un peu peur, je vais les enlever » dit le Toulousain, qui fait alors une de ses plus grosses scènes. Il reviendra aux Vieilles Charrues, devant une immensité bien plus impressionnante.

Nous sommes en 1997, et le festival accueille sa première star internationale, et recueille ses premières légendaires anecdotes. James Brown est bien arrivé de Deauville, mais ses musiciens, qui se sont perdus avec leur autobus, n’arriveront que cinq minutes avant le concert !

 

 

Dans leur écrin de verdure

Les champs ont une légère pente. Face au château de Kerampuilh, les trente hectares traversés par quelques chemins creux forment plusieurs amphitéâtre naturels. Un terrain de jeu parfait pour les bénévoles des Vieilles Charrues. Ils sont 1400 en 1997. Ils seront le double deux ans plus tard.

Une grande scène est en cours de montage. Il y’a quelques jours, on  a enterré sept kilomètres de câbles électriques. Bientôt, ce seront des tuyaux pour nourrir les pompes à bière. Non, ce n’est pas une blague. « Le  boulot, c’est de réceptionner 180 semis remorques, plein de matériels, en quinze jours, ce qui représente énormément de boulot explique Jacquito, le régisseur général, d’avoir une petite équipe d’à peu près 2000 personnes à gérer, que ça soit technique, logistique, artistique, voilà quoi ».

Voilà, quoi. Ce qu’il ne sait pas à l’époque où il raconte cela, c’est qu’un peu moins de vingt ans plus tard, il sera encore là. Et que tous ces chiffres donneront le vertige. Et cette armée de bénévoles, qui a déjà un nom: "les laboureurs", aura plus que doublé. C’est le trésor de guerre du festival.

don, contre-don

« Je fais déjà partie d’une association » explique une dame d’une cinquantaine d’année alors qu’elle se pose le bracelet aux couleurs des bénévoles, « alors on va se retrouver à plusieurs pour aider au festival ». Il y a des jeunes, des moins jeunes. Ils donnent quelques heures pour profiter du festival le reste du temps.

Pour les associations de Carhaix et alentours, un système de contrepartie, via des subventions, va se mettre en place. Cela profitera notemment aux écoles Diwan, dont l’enseignement se fait en immersion en langue bretonne.

Dans ces prairies, ont célèbre un certain esprit paysan, fidèle à ce qui a précédé à ce « woodstock breton ». Avant l’ouverture des portes, les édiles locales se regroupent pour creuser un sillon.

Ca grossit , mais ça reste familial, bon enfant

Parmi ceux qui tirent la charrue, les frères Morvan. Ils chantent a capella le traditionnel Kan an Diskan, un chant improvisé qui raconte les petites et grandes choses de la vie. cette première année à Kerampuilh, ils passeront à 23 heures sur la grande scène. Pas plus tôt, car avant il y a les moissons.

Les frères Morvan, on le voit tous les ans aux Vieilles Charrues. Ils sont du pays. D’autres artistes reviendront régulièrement dans ces dix premières années, où le festival battra, coup sur coup, des records de fréquentation.

Le groupe brestois Matmatah, avec leurs tubes aux sonorités celtisantes, ou Mathieu Chédid. « Les Vieilles Charrues c’es vraiment ce que j’appelle un festival. ca part de quelque chose de familial, et puis ça grossit, ça grossit, mais ça garde cet état d'esprit de départ". 

Mathieu Chédid, comme Matmatah ou Miossec, ont grandi avec le festival. D’autres seront des compagnons. Pierre Perret pleure en quittant la grande scène Kerouac. Et Claude Nougaro revient, en 2002, pour chanter devant 70 000 personnes. « C’est une telle immensité, une telle diversité, je crois que je n’ai jamais joué devant autant de monde » confie-t-il, un peu bouleversé, et un peu saoûl, quelques minutes après sa sortie de scène.

Carhaix est transfiguré durant le festival. On plante des tentes dans les jardins, et l'on s'habitue au flot régulier entre la gare et Kerampuilh. "Il en faudrait deux, des festivals comme ça" dit un riverain. "Le bruit ? Il y en a pas de bruit ici" dit un autre, "mais c'est à la base de Landivisiau qu'on nous casse les oreilles". Même les rave party, qui depuis quelques années accompagnent le festival, semble entrer dans les habitudes.

10 ans après la fête du Stang, les Vieilles Charrues accueillent 150 000 personnes, qui désormais ont inscit le festival dans leur agenda de l'été. C'est le plus grand festival de plein air de France.

 

« Votre attention s’il vous plaît, le train spécial à destination des Vieilles Charrues partira de la voie n°7 »… La région avait mis en place des bus spéciaux. Désormais, c’est un TER spécial qui est affrété pour le centre-Bretagne.

Il prendra 800 passagers, qui ne risqueront pas de se mettre en danger sur la route du retour après trois jours de fête et d’agapes. Dans la gare, tenues bigarrées, sacs à dos, et les toutes nouvelles tentes « deux secondes ». A Carhaix, le magasin Décathlon propose même un pack « Vieilles Charrues » à ceux qui ne se sont pas équipés.


Une affaire de famille

Alors que la rumeur d’une rave-party est dans toutes les conversations en ville et dans les fermes alentours – ça aussi c’est devenu une tradition- le public envahit en courant la pelouse de Kerampuilh.

Les Rita Mitsouko ouvrent le festival avec leur tube « le petit train ». On est raccord.

Sur la prairie, des poivres et sel, des quadras, et de la jeunesse. « Je suis venu avec ma tata, mon père… » dit une fillette entourée de sa famille, qui compte manifestement son grand frère, et la grand-mère. La tata préfèrera de Palmas, « plus de ma génération, la quarantaine » Elle pourra aussi tenter Louis Chédid, ou pourquoi ne pas s’aventurer vers la toute nouvelle scène Grall.

C’est le meilleur festival de France

C’est, avec l’espace décidé aux arts de la rue, et au Cabaret breton, une des grandes nouveautés. Une scène ouverte aux groupes émergents, au hip-hop, à la musique électronique.

C’est sur cette scène que jouent les groupes de la sélection régionale du « tremplin » organisé par les festivals, les « jeunes charrues ». Chaque finaliste a 30 minutes pour convaincre le jury. Le vainqueur ouvrira le prochain festival, sur la scène Glenmor.

En coulisse, 25 tonnes de frites et 150 000 litres de bière attendent le chaland. « C’est le meilleur festival de France » dit l’un d’eux. Quand il fait beau, à coup sûr. Mais cela n’est pas toujours le cas.


Avis de coup de vent

Ce n’est pourtant pas un ciel capricieux qui menace le festival en 2003, mais un conflit social. Celui des intermittents contre le projet de loi du ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon. Déjà le festival d’Avignon a été annulé. Et plus près, celui des Tombées de la Nuit à Rennes.

C’est une partie des mêmes techniciens, ils sont 500 à travailler aux Vieilles Charrues, que l’on retrouve durant le montage des scènes dans une ambiance particulière. En parallèle, à Lorient, des négociations sont en cours. Quinze jours avant le festival, une manifestation a réuni 500 personnes à Quimper pour défendre les Vieilles Charrues.

L’ancien bénévole, devenu maire de Carhaix, demande à l’Etat de « prendre ses responsabilités », et demande aux intermittents de bien réfléchir, car « le festival ne s’en remettrait pas ».

La raison l’emportera, et Jean-Philippe Quignon, le président de l’association peut ouvrir, soulagé, le festival. Un festival qui affichera son soutien aux intermittents, et qui sera engagé, avec, entre les plages de travail, des tables rondes pour réfléchir à la suite.  A Carhaix, le régisseur de l’une des scènes intervient dans un forum, pour expliquer que « ce n’est pas en sciant la branche sur laquelle on est assis, que l’on va avancer ». Il n’y aura pas d’autres annulations de l’été.


Bowie, regrets éternels

En 2004, c’est un autre coup du sort qui ébranle la petite équipe de permanents, parmi lesquels Jean-Jacques Toux, le programmateur.

Il avait réussi à mettre David Bowie dans sa besace, un vieux rêve. "C’est vrai qu’on avait réussi à accrocher un gros poisson, comme on dit, nous on était super fiers de le programmer", explique-t-il, "et malheureusement…" Et patatras. Suivant l’avis de son médecin, la star Anglaise mettra un terme à sa tournée européenne qui passait par Carhaix.

En prenant de l’expérience, le festival a appris à gérer les annulations de dernières minutes. Mais celle-là, elle reste en travers de la gorge. Et l’on sait aujourd’hui qu’il n’y aura plus d’occasions.

Mais the show must go on, et les intempéries, le festival y fait face. Comme lorsqu’il avait fallu tapisser les pelouses de sciure pour absorber la boue. Dans la bourrasque, le festival courbe l’échine, mais ne se laisse pas abattre.

Texas avait commandé des sushis. On était allé en acheter à Rennes. Et finalement c’est nous qui avons mangé les sushis


Les stars internationales, les surprises, les révélations défilent sur les trois scènes: Patti Smith, Alain Bashung, Nada Surf, IAM, Muse, Deep Purple, Mickey 3D... la liste est longue, et avec elle, un lot d'anecdotes qui circulent en backstage et (un peu) dans la presse. Exemple, les sushis de Texas. "Texas avait commandé des sushis" raconte une bénévole responsable de l'accueil. "On était allé en acheter à Rennes. Et finalement c’est nous qui avons mangé les sushis". La routine, quoi.

 

Cocktail gagnant

Iggy Pop qui réclamait des nains de jardin dans sa loge, Placebo qui ne voulait pas entendre jouer REM, Mickey 3D qui « exige » un ticket de Millionnaire… Les caprices de stars n’étonnent plus les bénévoles de l’accueil artiste. Dans le minibus qui leur sert de bureau, le livre d’or s’épaissit.

Les Vieilles Charrues ont désormais un ADN. C’est un festival populaire, intergénérationnel, et engagé pour son territoire.

En 2006, les organisateurs innovent : un festival sur quatre jours, avec pour la première soirée, le jeudi, une affiche exceptionnelle. C'est Johnny Hallyday qui inaugure la formule. Le pari s’avère gagnant.

L’année suivante, sous des trombes d’eau, c’est un Charles Aznavour de 83 ans qui est chargé de faire du charme.

Car quels que soient les records que l’on bat, en fréquentation comme en tonnes de saucisses, le premier festival de Franc est un colosse aux pieds d’argile. En 2007, il manquera 10 000 billets vendus pour équilibrer les comptes.

Il faut les accrocher et pouvoir les tenir sur une heure

L’été en Bretagne, les rendez-vous se multiplient. En quelques années, le festival de Bobital s’est hissé sur le podium des grands rendez-vous. Dans le carnet de route des « tourneurs », chargés de planifier et vendre leurs artistes, il y a plusieurs points de chute dans l’ouest. Le festival de Poupet, le Hellfest, Bobital, festival du Bout du Monde… pour les programmateurs, une concurrence à l’échelle européenne sur têtes d’affiches internationales, et pour les festivaliers, des choix à faire.

« Déjà les Vieilles Charrues, pour trois jours, c'est un coût » confirme une festivalière en 2007, « et puis il y a le travail aussi à côté, donc on ne peut pas se permettre de faire tous les festivals en entiers en Bretagne ».

Il faut alors être impeccable dans la composition d’un cocktail gagnant. Sur les scènes, bien sûr, en offrant une palette plus large. On verra désormais plus de chorégraphies aux Vieilles Charrues, plus de pops et de paillettes, comme avec les spectacles déjantés de Philippe Katerine, ou ceux, plus acidulés, de Yelle.

L'artiste briochine le confirme en 2008, « c’est un public qui n’est pas facile à conquérir, parce qu’il vient voir des choses très différentes, dans une programmation qui est riche et complètement variée, donc il faut les accrocher et pouvoir les tenir comme ça sur une heure, donc, c’est un vrai challenge ».

Malgré des têtes d’affiches de plus en plus impressionnantes, Motorhead en 2008, Bruce Springsteen en 2009, les Vieilles Charrues conservent dans ce cocktail ses complicités de toujours. Cette année-là, les Brestois de Matmatah reviennent pour la quatrième fois aux Charrues... pour y faire leurs adieux à la scène.

On autre image restera à jamais gravée dans nos mémoires. Celle des frères Morvan, compagnons des débuts du festival et âme vivante du centre-Bretagne, chanter leur kan-an-diskan avec les Tambours du Bronx.

festival total

Un autre challenge anime l’organisation, qui doit dérouler une logistique impeccable. Le festivalier veut bien supporter la pluie, mais pour le reste, il veut un festival sans anicroche.

Consignes pour les affaires, sécurité renforcée par le survol quotidien d’un hélicoptère, couloirs de circulation étudiés à la loupe, rien ne doit être laissé au hasard.

Le festivalier vient pour des concerts, mais aussi pour l’ambiance qui les entoure. Des animations sont organisées au camping, une grande roue s’installe sur la pelouse de Kerampuilh.

En 2011, les Vieilles Charrues fêtent leurs 20 ans et peuvent revendiquer un événement « total ». Pour cette anniversaire, les Scorpions viendront donner la chair de poule. Avant de fêter cette deuxième d&cade avec un magistral feu d’artifice, David Guetta inaugure le principe des fins de soirées « dance floor ». Elles sont aujourd’hui de mise dans la plupart des festivals.

 

Et maintenant ?

En 2012, on vient aux Vieilles Charrues déguisés en super héros. Superman, Super Mario, Super Con… on rivalise de déguisements entre deux lâchés de Bob l’éponge. Les Vieilles Charrues ont-elles des super pouvoirs, après avoir dit « non » aux poids-lourds comme Live Nation, ou aux grandes marques de bières qui mettent la main sur les festivals depuis quelques années ?

Non, on l’a dit plus tôt, cela reste un colosse aux pieds d’argiles. Alors la condition pour rester indépendant, et quasiment autofinancé, c’est de toujours se remettre en question.

Développement durable

Quelques mois avant de nous quitter, le président de l’association des Vieilles Charrues, Jean-Philippe Quignon, dressait le bilan de l’édition 2012, forte de 244 000 entrées, en ces termes : « l’an prochain on va supprimer l’alcool sur le camping. Les jeunes viennent déjà avec leurs propres bières, donc on ne tient pas à favoriser un alcoolisme forcené, c’est un phénomène qui nous dépasse un peu parfois ».

Avec la citoyenneté, les Vieilles Charrues ont mis une énorme dose d’écologie dans leur ADN ces dernières années. Un chantier moins visible « à l’œil nu » par les festivaliers, mais qui compte dans l’image, toujours à cultiver, du festival.

Recyclage, toilettes sèches, le développement durable fait partie des questionnements des Vieilles Charrues, à l’instar d’autres festivals aux mêmes valeurs, réunis sous la fédération « De Concert ».

Avec les Eurockéennes à Belfort, les Tombées de la Nuit à Rennes, les 3 Eléphants à Laval ou même le Festival des Musiques Emergentes au Québec, cette fédération aide les Vieilles Charrues à répondre aux défis de ce qui est devenu une industrie. Et très concurrentielle qui plus est.

Si Carhaix décroche The Cure en 2012, ou Rammstein en 2013, ou encore Elton Jonh (qui annulera) en 2014, c’est au prix de cachets de plus airs millions d’euros, qui pèsent sur les coûts du festival.

L’accueil des entreprises

Les Vieilles Charrues, qui tiennent à rester populaire, comme à ses débuts, développent une politique de mécénat auprès des entreprises de la région. Et durant les quatre jours de la fête, elles ont un village qui leur est dédié, et bénéficient de quelques privilèges, comme un gradin en face des deux scènes principales, ou une visite des backstages de la plus grande scène d’Europe.

« Si elles n’étaient pas là, il faudrait faire payer les billets 10 euros de plus » estime Jean-Luc Martin, président de l’association depuis 2013. Les entreprises partenaires et mécènes pèsent 2,5 millions d’euros dans les recettes.

Paiement électronique

Ces dernières années ont vu plusieurs nouveautés notables. Pour la première fois, à l’occasion de la venue de Stromae pour un concert qui restera dans les annales, les enfants peuvent entrer dans l’enceinte des Vieilles Charrues, accompagnés de leurs parents cela va de soit.

On peut également faire du camping, en dur, dans des tipis. Ce village éphémère répond à une exigence de confort d’un public très diversifié, très volage dans ses choix de consommation, et donc qui peut s’avérer difficile.

Pour lui simplifier la vie, réduire les files d’attentes à la restauration ou aux guichets bancaires, les Vieilles Charrues mettent en place Moneiz, le bracelet de paiement électronique.

Malgré toutes ces évolutions la magie des Charrues continue d'opérer, comme il y a 25 ans, avec la fête entre copains, les découvertes, et les têtes d'affiches. N'oublions pas les créations locales, comme les bretons Krismenn et Alem, que les Vieilles Charrues emmèneront à New York, à l'automne prochain.

 

On se voit en 2016 ?

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