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Liquidation judiciaire de Doux : la décision du tribunal est attendue mercredi matin

Denis Lambert président de LDC quitte le siège du Groupe Doux à Chateaulin le 3 avril 2018 / © Fred Tanneau / AFP
Denis Lambert président de LDC quitte le siège du Groupe Doux à Chateaulin le 3 avril 2018 / © Fred Tanneau / AFP

Le groupe LDC a présenté mardi à Châteaulin devant les syndicats de Doux son projet de reconquête du marché intérieur à travers la reprise d'une partie du volailler finistérien. Doux a déposé ce mardi soir une demande de mise en liquidation judiciaire au tribunal de commerce de Rennes.

Par d'après AFP


Notre stratégie, c'est vraiment la reconquête des produits pour le marché français


C'est ainsi que LDC a présenté son projet devant les syndicats réunis en Comité central d'entreprise (CCE) du groupe Doux.

"A partir du moment où on nous a dit « une solution pour le marché français est peut-être possible », là, effectivement, on a pu construire une offre en une dizaine de jours", a expliqué Denis Lambert, le PDG de LDC, à l'issue de la réunion du CCE à Châteaulin.


La demande de placement en liquidation judiciaire du groupe Doux a été présentée et examinée ce mardi soir devant le tribunal de commerce de Rennes. L'annonce de la décision du tribunal est attendue mercredi matin.

Le tribunal devra choisir, dans les semaines qui viennent, entre l'offre de LDC (allié avec le groupe saoudien Al-Munajem, premier client de Doux, et la coopérative Terrena (propriétaire du volailler breton) et l'offre concurrente de l'Ukrainien MHP.

"Notre proposition, c'est justement, avec les salariés qui feront le choix de venir chez LDC, de passer du temps à les former, à leur apprendre ce nouveau métier qui est un métier de la découpe plutôt que de la pièce entière, du poulet entier, qui est aujourd'hui le métier du groupe Doux historique", a précisé M. Lambert.

"Les inquiétudes aujourd'hui, c'est de rentrer dans les offres, vraiment une analyse approfondie des offres pour voir l'impact que ça va avoir sur le volet social et les conditions, parce qu'il y a quand même des salariés qui vont se voir mutés", a considéré de son côté, Nadine Hourmant, déléguée syndicale FO.

"Il ne faut pas oublier l'accompagnement des salariés pour qui il n'y aura pas d'offre de reprise, notamment pour une partie du siège de Châteaulin, et le site de Chantonnay (Vendée) qui va réclamer notre grande attention", a ajouté la responsable syndicale.

"Il faut bien vous dire que nous sommes aujourd'hui à la liquidation totale du groupe Doux. Donc, nous assistons à un nouveau démantèlement. Nous avons eu le dépôt de bilan en 2012, 1.010 personnes ont été licenciées. Aujourd'hui, on s'attaque au coeur du métier du groupe Doux qui est le congelé", a rappelé Mme Hourmant.

Vendredi, lors d'une rencontre avec les journalistes à Loué (Sarthe), le PDG de LDC avait estimé que les salariés de Chantonnay pourraient être répartis, après la fermeture de leur usine, vers les sites voisins appartenant à Terrena ou à LDC.

"LDC a trois sites à moins de 20 kms (de Chantonnay) et on pourra y accueillir, s'ils le souhaitent, les (anciens) salariés de Doux", avait assuré M. Lambert, rappelant que Terrena disposait également d'un site dans le secteur.

Le groupe LDC se propose de reprendre chez Doux le site de produits élaborés de Quimper et l'ensemble de ses 168 salariés, ainsi que le site industriel de Châteaulin et 111 de ses salariés, avec la construction d'un nouvel outil d'abattage-découpe consacré au marché de la PAI (Produits alimentaires industriels) qui entrera en service dans deux ans.

 

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