Justice : ils contestent toujours leur licenciement de 2013, les anciens de Gad fixés en novembre

Près de 8 ans après la fermeture de leur abattoir de Lampaul-Guimiliau, 364 ex-salariés de Gad, déboutés devant les prud'hommes en 2016, avaient de nouveau saisi la justice pour contester leur licenciement. La Cour d'appel de Rennes rendra sa décision le 25 novembre. 

Le site GAD de Lampaul-Guimiliau bloqué en octobre 2013 par ses salariés .
Le site GAD de Lampaul-Guimiliau bloqué en octobre 2013 par ses salariés . © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

Près de 8 ans après la fermeture de leur abattoir de Lampaul Guimiliau dans le Finistère, des ex-salariés de Gad refusent de baisser les bras et espèrent toujours obtenir gain de cause en justice.

Après avoir été déboutés devant les Prudhommes en 2016, ils contestaient ce lundi devant la Cour d’appel de Rennes leur licenciement, qu’ils considèrent comme abusif.

Le site finistérien employait près de 900 salariés. Lors de l'audience, l'avocate des ex-GAD a notamment plaidé la violation de l'obligation de reclassement.

"Les salariés, qui avaient pour la plupart une forte ancienneté, n'ont pas été "accompagnés" pour avoir une chance de retrouver un emploi", a expliqué Me Dominique Le Guillou Rodrigues. 
 

 

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Me Dominique Le Guillou Rodrigues, avocate des ex-salariés de GAD ©FTV

 

Devant la Cour d'appel, les avocats de Gad ont de leur côté affirmé que 690 postes de reclassement ont bien été proposés à l'intérieur du groupe. Ils n'ont pas souhaité s'exprimer à notre micro.

 

"Depuis 2013, il y a eu des dépressions, des suicides..."

 

Ce lundi 8 février, les anciens salariés de Gad n'ont pas pu se rassembler devant la cour d'appel de Rennes. "Covid oblige, nous n'avons pas pu nous déplacer en car" a regretté, Marc Hébert, ancien délégué syndical FO.

"Au fil des ans, ajoute le syndicaliste, certains anciens collègues ont fini par renoncer au combat judiciaire. Sur les 850 salariés, 364 personnes sont encore avec nous. Il faut comprendre que la fermeture de l'abattoir a été une épreuve si douloureuse que beaucoup ne s'en sont pas relevés. Il y a eu des dépressions, des suicides. Mais avec ceux qui nous accompagnent encore, on espère avoir enfin gain de cause."         

La Cour d'appel de Rennes rendra donc sa décision le 25 novembre.

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Marc Hébert, ancien délégué départemental F.O

 

 

  

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