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Les entreprises, planche de salut des Vieilles Charrues

Julien Doré en visite dans l'espace Club des Vieilles Charrues / © TP
Julien Doré en visite dans l'espace Club des Vieilles Charrues / © TP

Face à l'inflation du budget artistique, les Vieilles Charrues se tournent depuis 2009 vers l'entreprise privée. Mécénat, partenariat et sponsoring représentent aujourd'hui 20 à 25% des recettes. Avec, comme on dit dans le business, une relation "win-win".

Par Stéphane Grammont

Ils ne se mélangent pas aux festivaliers de la prairie. Ils sont souvent plus âgés. Un poil plus habillés. Et font des allers-retours entre le village des entreprises, situés derrière l'espace VIP-Presse, et le gradin qui leur est réservé.

De là, ils ont une vue panoramique sur la scène Glenmor, la scène Kerouc, et Keramphuil. De là, ils voient les concerts comme peu de festivaliers peuvent les voir. De temps en temps, par groupes de 15 ou 20, ils passent de l'autre côté du décor et montent sur la vertigineuse mezzanine qui surplombe la plus grande scène d'Europe.

Eux, se sont les invités, salariés ou clients, des entreprises sponsors des Vieilles Charrues. Ils ont pris la formule Club VIP. D'autre pourront trouver un ticket d'entrée moins onéreux avec un pass backstage ou backstage+.


Comme à Roland-Garros ou au Stade de France, un espace et un programme leur est réservé. Les entreprises se servent des Vieilles Charrues pour remercier leurs salariés ou leurs bons clients. face à la hausse du coût artistique, "c'est ça, ou augmenter le prix du billet" explique le directeur du festival, Jérôme Tréhorel.

Mais ces sponsors ne s'appellent pas Renault ou Rolex. Aux côtés de quelques marques nationales, on trouve des entreprises régionales, "fières d'être là parce que les Vieilles Charrues portent l'identité de la région" explique Jérôme Tréhorel.

Citons Quéguiner Matériaux, présent depuis plusieurs années, "avec qui nous avons une relation privilégiée" témoigne Jérôme Tréhorel. "On échange souvent sur comment faire évoluer nos espaces, nos offres". Ou l'entreprise nantaise de restauration, Pomona, qui réfléchit avec l'organisation du festival à une offre de restauration pour les VIP.

Sur place, des événements peuvent être organisés dans un espace "club" réservé. L'année dernière, Julien Doré, partenaire d'une entreprise, était allé rejoindre les invités pour une séance de selfies et de dédicace.

Une charte des partenariats

 / © Le mécénat, le sponsoring et les partenariats sont une nécessité face à l'inflation des cachets. Sans subventions ou presque, les Vieilles Charrues ont dû dès 2009 diversifier les recettes, alors que la billetterie et le bar couvrent 75% des 13 millions de budget. Les entreprises, elles, couvrent aujourd'hui 25 % du budget. Mais pas à n'importe quel prix.

Si d'autres festivals associent une marque à un nom de scène, ou sont soutenus par des multinationales, les Vieilles Charrues se sont dotées d'une charte des partenariats. Certes, une banque et une marque de bière sont associées depuis plusieurs années au festival, mais les stands mis en place sur le site doivent être associés à un service. En 2013, on rechargeait son portable avec SFR, Hollywood et Bonobo proposaient des animations au camping, lieu privilégié pour les marques, car c'est le premier contact avec le festivalier.

Ainsi, avec le plus gros sponsor du festival depuis 4 ans, le Crédit Mutuel, "on a pu multiplier le nombre de distributeurs sur le site, ce qui était une carence jusque-là" témoigne Jérôme Tréhorel. Et avec le paiement électronique Moneiz, la banque bretonne ne disparaît pas du paysage, bien au contraire. "Ils vont fournir un t-shirt pour chacun des 6000 bénévoles du festival".

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