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Énergie : la Bretagne se branche avec l’Irlande

Le câble reliera la région de Cork avec le nord Finistère / © © Celtic Interconnector 2019 (Capture d'écran)
Le câble reliera la région de Cork avec le nord Finistère / © © Celtic Interconnector 2019 (Capture d'écran)

En 2026, la Bretagne et l'Irlande seront reliées grâce au projet Celtic Interconnector par un câble sous-marin électrique . Français et Irlandais ont donné leur feu vert le 25 avril pour l'exploitation de l'installation par les gestionnaires des deux réseaux, RTE en France et Eirgrid dans l'Eire.
 

Par Marc-André Mouchère avec AFP

En 2026, la Bretagne et l'Irlande seront donc bientôt reliées par un câble électrique sous-marin de 575 km, dont environ 500 km en mer, a annoncé lundi la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

 

Avec le Brexit l'Irlande se branche sur l'Europe continentale

Le projet Celtic Interconnector pour une interconnexion électrique entre la France et l’Irlande est porté par RTE, gestionnaire du réseau de transport d’électricité en France, et son homologue irlandais EirGrid.

"Dans le contexte de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, le projet Celtic établira un lien direct entre l'Irlande et le marché intérieur européen de l'énergie", se félicite la CRE dans un communiqué.

"Il contribuera en outre à la transition énergétique et apportera de nombreuses retombées positives en termes de sécurité d'approvisionnement, d'intégration des marchés".

 

Grosse rallonge à 930 millions d’euros

Le câble à courant continu d'une puissance de 700 MW doit relier La Martyre, dans le Finistère, à Knockraha, dans la région de Cork (Munster). La partie sud de l'île irlandaise sera ainsi pour la première fois reliée à l'Europe continentale.

Le coût total du projet se chiffre à 930 millions d'euros, a annoncé lundi la CRE.

La France financera 35% du projet selon une "répartition des coûts qui reflète les bénéfices apportés par cette interconnexion aux deux pays", précise le communiqué. Le projet a été déclaré d'intérêt commun par l'Union européenne dès 2013 et est "à ce titre éligible à un soutien financier de la part de l'Union européenne".

La CRE (française) et la CRU (irlandaise) espèrent ainsi que les subventions européennes couvriront au moins 60% du coût total du projet, dont un minimum de 195 millions d'euros qui reviendront à la France.

 

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