Confection de masques textiles : Armor-Lux continue, les autres fabricants arrêtent

Alors que l'Union des industries textiles déplore des stocks difficiles à écouler et des masques produits en surnombre, Armor-Lux ne va pas cesser sa production de masque en tissu. Explications

Les couturières d'Armor-Lux contribuent à la fabrication de masques
Les couturières d'Armor-Lux contribuent à la fabrication de masques © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP

Au plus fort de la crise sanitaire, la filière textile française avait adapté ses lignes de production pour fabriquer des masques textile. Mais aujourd'hui, ses représentants expliquent que ces masques "Made in France" ne trouvent plus preneurs. Les fabricants se retrouvent avec des stocks difficiles à écouler comme l'expliquent nos confrères de la presse écrite

A contre-courant dans cette situation, le finistérien Armor-Lux. L'entreprise basée à Quimper continuera à faire coudre des masques en textile. "Nous allons encore en produire pendant 10 jours pour honorer nos commandes" explique son président, Jean-Guy Le Floch, contacté par téléphone. 

Avec plus de 300 000 masques fabriqués par semaine au plus fort de la crise, l'entreprise a produit uniquement sur commande. Ce qui explique qu'elle n'ait aujourd'hui, aucun surplus à écouler. "Dès le lendemain du confinement, tous nos salariés ont accepté de revenir travailler et de participer à l'effort sanitaire. On a géré cette réorientation de la production avec beaucoup de précaution et surtout, rapidement" ajoute le président d'Armor-Lux. 


Pas de chômage partiel et le maintien du moral des salariés


Si certains fabricants semblent un peu amers de ce retournement de situation, Jean-Guy Le Floch reconnaît que l'adaptabilité des lignes de production des usines a permis d'éviter à l'entreprise de mettre ses salariés au chômage partiel. Et "aux employés de garder le moral et de voir que l'entreprise pouvait jouer un rôle dans la crise. Pour les finances, ça a permis d'éviter de tomber dans le catastrophisme."

Depuis quelques temps, les usines finistériennes reprennent leur activité de confection de pulls et marinières. Même si celle-ci constituera la majorité de la production, Jean-Guy Le Floch ne ferme pas la porte à la filière masque. "On fabriquera peut-être des petites quantités en fonction du marché, qui va peut-être se retourner vers des masques un peu plus mode. Ils vont devenir autre chose que des produits sanitaires indispensables."

 

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