Un magistrat breton mis en examen pour violences sur personne vulnérable.

Un magistrat breton, mis en examen à Quimper pour violences sur personne vulnérable, doit prendre ses fonctions de vice-président dans ce même tribunal début mars. Le procureur général de rennes a entamé une demande de dépaysement de l'affaire. Des faits de violence que l'auteur présumé conteste.

Un magistrat breton, mis en examen à Quimper pour violences sur personne vulnérable, doit prendre ses fonctions de vice-président et de juge des contentieux de la protection dans ce même tribunal début mars, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.  
"Les faits de violences sur personne vulnérable reprochés" à ce magistrat sont "fermement contestés", a indiqué son avocate Me Anne Guillerme, dans un communiqué transmis à l'AFP. Des propos qui confirment une information du quotidien Ouest-France. Le quotidien indique que le "magistrat a été placé sous contrôle judiciaire.
Ce magistrat doit prendre le 1er mars ses fonctions de vice-président au tribunal de Quimper, où est instruite l'affaire qui le concerne.

Vers un dépaysement de l'affaire ?


Le procureur général de Rennes Frédéric Benet-Chambellan a indiqué avoir saisi la chambre criminelle de la Cour de cassation afin qu'elle se prononce sur un éventuel dépaysement de l'affaire. 
"Elle n'a pas encore statué", a déclaré M. Benet-Chambellan, sans plus de précision.
Saisi d'une demande d'interdiction temporaire d'exercer, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a pour sa part "refusé d'y faire droit, après avoir pris connaissance de la procédure versée dans l'intérêt de la défense", a précisé Me Guillerme.
L'avocate a appelé à respecter "la présomption d'innocence et le secret de l'instruction (...) les éléments de ce dossier concernent strictement la vie privée de ce magistrat qui ne souhaite pas communiquer plus d'informations".

Avec AFP.