Le tour opérateur finistérien Salaün Holidays mobilise ses troupes pour faire face au séisme Thomas Cook

Certains agence Salaün avait gardé la marque Thomas Cook pour les agences qu'il a racheté / © FTV
Certains agence Salaün avait gardé la marque Thomas Cook pour les agences qu'il a racheté / © FTV

Le voyagiste breton Salaün Holidays, qui emploie 650 salariés, a dû mettre en place une cellule de crise suite à la faillite de Thomas Cook. Des équipes dédiées ont été créées pour prendre en charge les clients inquiets.

Par Stéphane Grammont

Trente-trois agences Salaün Holidays en France portaient jusqu’à hier encore le nom de Thomas Cook sur leur façade: ce sont des agences que le finistérien a rachetées il y a 5 ans.

Il avait choisi de conserver la marque Thomas Cook, qui était alors une référence dans le monde du voyage. Dès ce mercredi 25 septembre, des banderoles Salaün Holidays sont venues recouvrir le nom de l’entreprise britannique en faillite.

Mais ce n’est pas le seul lien entre les deux entreprises : nombreux sont les clients qui ont réservé un circuit organisé par Salaün mais vendu par Thomas Cook. C’est donc ce dernier qui a encaissé le paiement. Michel Salaün tient à les rassurer : il maintiendra leur voyage, quitte à ne jamais être payé par Thomas Cook.

"On vend beaucoup de produits à Thomas Cook, comme à Havas voyages, comme à Leclerc, comme à Carrefour voyages, comme à Sélectour, puisque nous sommes tour opérateur" explique Michel Salaün, "ces clients-là, qui ont fait confiance à Thomas Cook et qui se sont inscrits sur un voyage Salaün, il faut les rassurer. On va les faire partir. On ne peut pas laisser des clients sur le carreau."
 

Ca ne met pas du tout en péril notre développement


L’entreprise finistérienne, qui a réalisé l'année dernière 230 millions de chiffre d'affaires, peut l'encaisser. "Nous avons une surface financière qui nous permet d’absorber de tels chocs, financièrement ça ne met pas du tout en péril notre développement ni même l’année en cours" assure Michel Salaün.
 
Thomas Cook: les conséquences pour le voyagiste Salaün Holidays
Catherine Aubaile; Morgane Tregouët

Quant aux clients qui ont, à l’inverse, acheté des séjours Thomas Cook à une agence Salaün, la situation est plus simple, car les sommes versées sont toujours en possession de l’entreprise bretonne : celle-ci leur proposera un autre voyage en remplacement, ou bien les remboursera intégralement.

Tous les ans, Salaün Holidays fait voyager 220 000 personnes dans le monde. Il est le 6ème voyagiste français. Si la filiale française de Thomas Cook dépose le bilan, ce qui paraît inévitable, le breton passera en 5ème position.
 

Sur le même sujet

Pauline Kerscaven sur le plateau de Bali Breizh

Les + Lus