Le zéro déchet débarque dans les commerces alimentaires

Partant du principe que le meilleur déchet est celui qui n'existe pas, de nombreux commerces alimentaires se mettent en ordre de bataille pour engager la lutte contre l'omniprésence des emballages plastiques. Exemples en Bretagne Sud dans une épicerie et un restaurant

Le rituel du matin, Pauline approvisionne ses silos pour la distribution des produits. Photo Stéphane Izad/France 3 Bretagne
Le rituel du matin, Pauline approvisionne ses silos pour la distribution des produits. Photo Stéphane Izad/France 3 Bretagne

C'est le petit matin à Trégunc, Pauline recharge ses silos, ici tous les produits arrivent dans des conditionnements réutilisables ou en vrac, il faut donc les apprêter pour pouvoir les vendre au détail

Deux ans de réflexion pour peaufiner son projet, puisque pour elle, "le meilleur déchet, c'est celui qui n'existe pas et donc qui ne finit pas dans la mer", elle a décidé d'ouvrir une épicerie avec comme fil conducteur la volonté farouche d'éliminer tout ce qui pourrait être emballages plastiques, bouteilles et autre emballage individuel.
 
Dans cette épicerie, tout le monde se sert de contenants recyclés ou recyclables
Dans cette épicerie, tout le monde se sert de contenants recyclés ou recyclables © Stephane Izad/France 3 Rennes


Pauline est ambassadrice du "Réseau Vrac", une organisation de professionnelles qui fédère et accompagne plus de 1300 professionnels de la filière, distributeurs, producteurs, fournisseurs et porteurs de projet en France et dans le monde. Des établissements comme celui-ci, il s'en crée environ une dizaine chaque semaine en France.
 

Le "Code Zéro" à Lorient, pour éliminer les déchets


Dans la restauration aussi, certains se lancent dans l'aventure. Le zéro déchet ou zéro rejet est encore marginal, à Lorient, « Code Zéro » fait le maximum pour éliminer ses déchets de cuisine et de table.
 

Faire vivre un commerce avec un impact limité sur l'environnement


Dans cet établissement, tout ou presque est de la récup, les meubles, les chaises, la déco...  le nom même évoque la volonté d’avoir une activité de bouche, faire vivre un commerce, tout en ayant l’impact le plus limité possible sur son environnement, C'est l'idée de Thaïs Cathelineau, la fondatrice de Code Zéro,  qui veut "donner envie à un maximum de personnes de devenir plus respectueux de l'environnement"


Et le raisonnement va encore plus loin, les fournisseurs sont choisis en fonction de leur qualité mais aussi de leur proximité : "on crée un lien social avec nos producteurs et nos maraichers et ça se passe très bien", confie Emeline Morvan, qui s'occupe de la conception des menues, les livraisons de légumes sont assurés en majorité par Feel à Vélo, un service de livraison qui a une empreinte carbone insignifiante et jusqu’aux menus de jour qui sont étudiés pour générer le moins de déchets possibles, la cheffe Emeline Morvan l'avoue,  "J'avais déjà cette manière de travailler chez moi, et je rêvais de l'appliquer à mon métier qui est la restaurations, quand on m'a proposé, j'ai dit oui tout de suite" .
 

1 à 2 kilos de déchets par service


En fin de journée, il ne reste que quelques mégots et de la vaisselle cassée dans la poubelle noire, le reste partira au compost ou au recyclage, en gros un à deux kilos par service, avec ce concept, Code zéro a remporté le prix du concours « Des cafés pour nos régions », une enveloppe de 10 000 euros qui va leur permettre un peu de beurre dans les épinards et leur permettre de faire évoluer leur concept en aménageant l'arrière-boutique.




 
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