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Route du Rhum : une vingtaine de skippers se met à l'abri dans les ports bretons

Le Class40 Azeo de Maxime Cauwe en escale à Camaret / © France 3 Bretagne - C. Polet
Le Class40 Azeo de Maxime Cauwe en escale à Camaret / © France 3 Bretagne - C. Polet

Face au très fort coup de vent annoncé sur l'Atlantique, une vingtaine de skippers de la Route du Rhum a choisi de se réfugier dans un port pour la nuit : à Brest, à Roscoff, Bénodet mais aussi à Camaret.

Par T.P. avec A. B.


Si certains des 26 skippers qui ont décidé de rejoindre des ports bretons au lendemain du départ de l'épreuve, l'ont fait dans un premier temps pour réparer une avarie, la plupart a tout simplement choisi de jouer la sécurité et de se mettre à l'abri afin de patienter jusqu'à ce que la situation météo s'améliore. Car les prévisions ne sont pas brillantes et la navigation pourra devenir difficile voire dantesque pour certains petits voiliers ou pour des marins moins aguerris. Il est en effet annoncé des vents de 100 km/h avec une mer présentant des creux de 7 mètres.

C'est le cas de Florian Gueguen et de Maxime Cauwe, rencontrés sur les pontons de Camaret dans le Finistère.
 


Les angoisses de Jean Galfione
Arrivé dans l'après-midi au port du Château, à Brest, Jean Galfione (Serenis Consulting) a assuré ne pas abandonner la mythique course malgré son arrêt. "Pour l'instant je me pose, je souffle, je vais faire le point, un point météo, un point sur moi", a assuré l'ancien athlète avant d'ajouter: "si malheureusement je dois m'arrêter là et abandonner, ce serait très décevant".
    
"Ca fait déjà une semaine qu'on stresse beaucoup, certains plus que d'autres, dont moi", a poursuivi l'ancien perchiste, visiblement fatigué et déçu. "J'étais très positif en partant, en me disant 'ça va le faire' (...) et puis avec un peu d'analyse, des fichiers qui ont tourné à nouveau, et une sorte d'angoisse qui s'est révélée plus forte que ce que je ne pouvais maîtriser, je me suis dit 'non, ne va pas là-dedans' ", a-t-il raconté. 

L'organisation de la course a fait le point sur son site de la situation de tous les concurrents en escale.


Des règles d'escales très précises

Concernant les escales techniques, le règlement de course est très précis. 

Sur cette édition de la Route du Rhum, les concurrents peuvent faire escale autant de fois qu’ils le souhaitent, dans un rayon de 150 milles nautiques après le départ, soit tous les ports de la Manche, de Bretagne et de la côte atlantique jusqu’à Bordeaux leur sont ouverts. De plus ces escales proches du départ sont sans pénalité de temps.

La règle des arrêts techniques lors de cette 11ème édition de la Route du Rhum jusqu'à 150 milles du départ / © A. Grall
La règle des arrêts techniques lors de cette 11ème édition de la Route du Rhum jusqu'à 150 milles du départ / © A. Grall


Une fois passée les 150 milles nautiques, le traitement de faveur est terminé. Les skippers n’ont droit qu’à une seule escale technique jusqu’en Guadeloupe. Et avec une pénalité de temps, cette fois-ci. Ils doivent s’arrêter 4 heures minimum.
Une exception cependant pour les Multi 50. Ils peuvent s’arrêter autant de fois qu’ils le veulent. C’est un règlement spécifique à leur classe de bateau. 

La règle des arrêts techniques lors de cette 11ème édition de la Route du Rhum à plus de 150 milles / © A. Grall
La règle des arrêts techniques lors de cette 11ème édition de la Route du Rhum à plus de 150 milles / © A. Grall

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