Tags appelant au suicide sur la gendarmerie de Landivisiau : les trois prévenus condamnés à des amendes

Deux hommes et une femme ont été condamnés ce lundi 19 octobre à des peines d'amende par le tribunal correctionnel de Brest. Ils étaient les auteurs de tags sur les murs de la gendarmerie de Landivisiau (Finistère), appelant les forces de l'ordre au suicide.

Des messages visant les forces de l'ordre retrouvés sur la façade de la gendarmerie de Landivisiau
Des messages visant les forces de l'ordre retrouvés sur la façade de la gendarmerie de Landivisiau © France 3
Les trois prévenus, deux hommes et une femme d'une vingtaine d'années, étaient poursuivis pour outrage et dégradation. Ils ont été relaxés pour les faits d'outrage et écopent d'amendes jusqu'à 4.000 euros pour les faits de dégradation.
    
Une enquête avait été ouverte après la découverte le 22 avril 2019 de tags tels que "Flics suicidé à moitié pardonnés", "suicidez-vous", "la police
vous protège sa crève les yeux" sur la façade de la gendarmerie. Ces faits "inacceptables" avaient suscité chez les gendarmes "dans un premier temps de la surprise - ce n'est pas habituel d'avoir des tags dans ces termes - et une très grande détermination à identifier les individus et les présenter devant la justice", avait alors réagi à chaud le commandant du groupement de gendarmerie du Finistère, le colonel Duvinage.

Les tags étaient accompagnés de l'inscription "ACAB", soit en anglais "All cops are bastards", ce qui signifie "tous les policiers sont des salauds", et de "A" cerclés, un symbole anarchiste. 
  
Ces tags faisaient écho aux slogans "suicidez-vous, suicidez-vous" lancés aux forces de l'ordre quelques jours plus tôt à Paris lors du 23e samedi de mobilisation des Gilets jaunes.

Environ 250 personnes s'étaient rassemblées quelques jours plus tard devant la gendarmerie de Landivisiau en soutien aux gendarmes et policiers. Le parquet de Brest avait ouvert une enquête pour "dégradations graves sur un bien d'utilité publique et outrages sur personnes dépositaires de l'autorité publique".
 
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