Transition énergétique : le Québec souligne le “dynamisme incroyable” des îles du Ponant

Pendant le montage de l' hydrolienne sous-marine Sabella D10 en 2015 à Ouessant. Elle a été la première hydrolienne française à produire de l'électricité et à être raccordée au réseau. / © Claude Prigent / MaxPPP
Pendant le montage de l' hydrolienne sous-marine Sabella D10 en 2015 à Ouessant. Elle a été la première hydrolienne française à produire de l'électricité et à être raccordée au réseau. / © Claude Prigent / MaxPPP

Une délégation québécoise s'est rendue cette semaine sur l'île d'Ouessant dans le cadre d'une coopération entre "territoires insulaires et isolés engagés dans la transition énergétique et écologique". Le Québec pourrait s'inspirer de certains dispositifs en place sur les îles du Finistère.

Par AFP

Le Québec se montre intéressé par les initiatives mises en place et liées à la transition énergétique dans le Finistère. Une délégation québécoise composée de onze personnes s'est donc rendue mercredi et jeudi sur l'île d'Ouessant afin d'échanger. "On a vu ici dans les îles du Ponant un dynamisme assez incroyable en matière de transition énergétique", a assuré à l'AFP Jonathan Lapierre, maire de la municipalité des Iles-de-la-Madeleine, archipel à l'est du Canada dans le golfe du Saint-Laurent.

Des problématiques communes entre le Québec et le Finistère


Comme les îles finistériennes, les Îles de la Madeleine sont confrontées au réchauffement climatique et notamment à une augmentation du niveau de la mer et une érosion des berges. Les îles du Finistère non raccordées au réseau électrique continental, Ouessant, Sein et Molène, sont engagées dans la transition énergétique avec l'objectif à terme que leur électricité soit à 100% renouvelable. Les actions mises en place sur les trois îles ont permis jusqu'à présent une diminution de la consommation de fioul de près de 400.000 litres par an, soit la consommation en fioul de Sein pendant un an, selon l'association Les Îles du Ponant, qui regroupe quinze îles de la Manche et de l'Atlantique habitées à l'année, mais non reliées au continent par un pont ou une route submersible.


La municipalité des Îles de la Madeleine qui regroupe la majeure partie de l'archipel et compte 13.000 habitants, produit actuellement de l'électricité via une centrale thermique diesel. Complètement dépendante des hydrocarbures, elle réfléchit aux mesures à mettre en place pour assurer sa transition énergétique et notamment la mise en place d'éoliennes. 

Cette visite à Ouessant intervient dans le cadre d'un programme de coopération internationale entre le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ) et l'association Les îles du Ponant. Point d'orgue de cette coopération, le forum international sur les enjeux insulaires qui se tiendra aux Îles de la Madeleine en 2018.

La délégation québecoise sera ce vendredi 24 novembre sur l'île d'Yeu, commune française ayant la plus forte densité de véhicules électriques.


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