Voile : de Tokyo à Plouguerneau, les champions du 470 renouent avec la compétition sur le Challenge Cornu

Le centre nautique de Plouguerneau (Finistère) accueille l'édition 2020 du Challenge Cornu. La course, habituellement prisée des amateurs de dériveurs en double, est l'une des seules maintenues en raison de la crise sanitaire. Elle attire cette année les figures de la voile internationale.

54 équipages en 470 et en 420 participaient au Challenge Cornu à Plouguerneau, du 5 au 8 août.
54 équipages en 470 et en 420 participaient au Challenge Cornu à Plouguerneau, du 5 au 8 août. © Julie Jeunemaître / France Télévisions
Il flotte à Plouguerneau comme un air de Jeux Olympiques. Le centre nautique de cette commune du Nord-Finistère organise du 5 au 8 août le Challenge Cornu, du nom de l'inventeur des dériveurs 470. 

Populaire chez les amateurs ou anciens régatiers, l'événement accueille cette année des champions de la voile française, mais aussi leurs concurrents américains, italiens, autrichiens, suédois, allemands ou encore britanniques

"Le Challenge Cornu, ici à Plouguerneau, c'était déjà énorme, mais là avec cette tournure internationale, c'est exceptionnel", s'exclame Gabriel Rucard, co-président du club nautique de Plouguerneau.
 

Besoin de concurrence


Initialement prévue début juillet, la régate a été repoussée de quelques semaines, mais pas question de l'annuler. C'est d'ailleurs la seule course maintenue dans la discipline. Une aubaine pour les champions et sélectionnés olympiques, privés de Jeux et de compétition.
 
"C'est la reprise, depuis le confinement. On régate avec des départs, trente bateaux autour, ce qui est quand même un élément important auquel on ne peut pas se confronter en entraînement. On reprend nos marques, tout doucement", confie Kévin Peponnet, champion de monde 2018 et sélectionné en équipe de France pour les Jeux de Tokyo. 

"En ce moment, on était censés rentrer des JO. Notre objectif désormais : remporter la Coupe du monde de Plouguerneau !", s'amuse son co-équipier Jérémie Mion. 

 

Le ton est léger. Sur la ligne de départ, aucun enjeu. Mais les athlètes, compétiteurs dans l'âme, étaient impatients de se frotter à la concurrence. 

"Comme on est face à des hommes, le niveau est plus élevé. Quand il y a beaucoup de vent, comme le premier jour, ils vont beaucoup plus vite car ils pèsent plus lourd. C'est très bien pour nous parce que ça nous pousse aussi à essayer de faire mieux avec eux", développe Nora Brugman, sélectionnée américaine aux Jeux Olympiques. Avec sa partenaire Atlantic Brugman, elles n'ont eu que deux semaines d'entraînement avant le Challenge Cornu.  

 

Chaque jour, on sort à l'eau avec la même mentalité que si on était sur un Mondial.

Atlantic Brugman

 


Camille Lecointre et Aloïse Retornaz jouent à domicile


Les soeurs Brugman affronteront en 2021 Camille Lecointre et Aloïse Retornaz, également participantes du Challenge. Les Brestoises ont le double plaisir de naviguer à domicile. Elles se sont entraînées pendant deux semaines sur le plan d'eau de Plouguerneau avant la régate. 
 

"C'est des endroits où on n'a pas l'habitude d'avoir des compétitions donc on est fières de montrer le Finistère aux étrangers et même aux Sudistes", sourit Aloïse Retornaz. 

"C'est hyper important pour nous de se mesurer à nos adversaires et évaluer le travail qu'on a fait jusqu'à présent", ajoute Camille Lecointre. 
 

Les 420 également présents


Amateurs et anciens régatiers se mélangent avec les skippers de haut-niveau, avec autant l'envie de gagner. La régate inclut également les équipages en 420, généralement âgés de moins de 18 ans.

L'événement rassemble au total 54 bateaux, sous un grand soleil. Le vent peut se montrer capricieux mais il souffle immanquablement sur Plouguerneau un vent de bonne humeur. 
 
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