Football féminin : y a t-il un effet Coupe du monde ?

Entraînement au Cercle Paul Bert / © Manon Hamiot / France 3 Bretagne
Entraînement au Cercle Paul Bert / © Manon Hamiot / France 3 Bretagne

En juin dernier, près de 12 millions de téléspectateurs étaient réunis pour regarder le match France/Etats-Unis en quart de finale de la Coupe du monde féminine. Un engouement sans précédent pour le foot féminin devant la télé donc, mais aussi dans les gradins et sur le terrain !
 

Par Manon Hamiot


Jamais une coupe du monde féminine n'avait été aussi suivie en France. En cette rentrée sportive, l'engouement est perceptible sur les terrains. 


Augmentation des inscriptions ? 


Joséphine a 8 ans, elle va effectuer son premier entraînement. Elle possède déjà tout l'attirail d'une fanatique de football. Maillot de Mbappé, livre d'Amandine Henry, écharpe et tenue complète.

"Cela a été difficile pour elle [Amandine Henry] dans le club parce que c'était que pour les garçons

Dans le club où Joséphine s'inscrit cette année, au Cercle Paul Bert, les entraînements ne seront plus mixtes, filles et garçons mélangés. 

Une vingtaine de petites filles âgées de 4 à 11 ans sont venus s'inscrire. Pour l'entraîneur, Rodolphe Le Clerc, le nombre d'inscrits n'est pas forcément dû à la Coupe du monde, "ce qui est sûr c'est que les gens s'intéressent plus au foot féminin, de plus en plus de jeunes éducateurs vont du foot masculin au foot féminin et c'est ce qu'il manquait" explique-t-il. 


Un changement dans les mentalités 


Au Pôle Espoirs de Bretagne, cette année elles sont huit nouvelles recrues. C'est ici que les ligues de Bretagne, Normandie et Pays de la Loire envoient leurs meilleures joueuses. Elles ont commencé le foot féminin, il y a déjà quelques années mais perçoivent un changement dans les mentalités. 

"Avant, lorsque l'on faisait du foot en étant une fille, on était forcément un garçon manqué" explique Jade. Pour Axèle, le constat va même plus loin : " quand on a commencé le foot on jouait avec les garçons, il fallait toujours montrer qu'on avait le niveau pour qu'ils nous passent le ballon et je pense que ça, maintenant, ça change". 

 

Anthony Rimasson est l'entraîneur des filles du Pôle Espoirs. Après être parti 20 ans au Canada, il revient et constate les changements : "on a une srtucture vraiment de haut niveau, des vestiaires, un staff médical, une nutritioniste, un détietien, un préparateur physique, tout est là, les atlhètes sont dans de bonnes conditions en tout cas". 

Pour constater l'impact de la Coupe du monde il est encore tôt mais depuis la précédente, en 2015, le nombre de licenciées a augmenté de 32%. 

Certes l'engouement est sans précédent, mais l'égalité est encore loin puisque les femmes ne représentent que 8% des licenciés. 
 

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