Guerre Israël Hamas. Les manifestations interdites en Bretagne ce 21 octobre

Plusieurs appels à manifester avaient été lancés pour ce samedi 21 octobre en Bretagne. Deux semaines après l’attaque du Hamas en Israël, des milliers de personnes, Israéliens et Palestiniens sont mortes depuis le 7 octobre 2023, rappellent les différentes associations et organisations politiques qui invitent la population à se rassembler à Rennes, Vannes ou Brest. Les préfectures, qui craignent des débordements dans un contexte géopolitique particulièrement tendu, ont interdit ces manifestations.

Les arrêtés d’interdiction de rassemblement des préfectures bretonnes sont tous tombés en cascade. Le préfet d’Ille-et-Vilaine considère qu’il existe "un risque sérieux que l’affrontement entre pro-palestiniens et pro-israéliens ne se transporte sur le territoire national". Ces derniers jours, de nombreuses alertes à la bombe et "de nombreux actes antisémites ont été commis en France" constate l’arrêté.

 

"Contexte tendu"

"Cette manifestation s’inscrit dans un contexte de menace terroriste particulièrement aiguë qui sollicite toujours à un niveau élevé les forces de sécurité intérieure pour garantir la protection des personnes et des biens contre les risques d’attentat", indique de son côté la Préfecture du Morbihan.

"Ces manifestations sont fortement susceptibles d’être le théâtre d’attitudes, de propos et de gestes, principalement à caractère antisémite, incitant à la haine raciale et faisant l’apologie des attaques terroristes perpétrées ces derniers jours au Moyen-Orient et portant ainsi atteinte à la dignité de la personne humaine, en plus des graves risques d’affrontements et de troubles matériels qui en résulteraient" précise le préfet.

 

Atteinte à la liberté d'expression ? 

Des arrêtés que contestent les associations. La Ligue des Droits de l’homme a déposé un référé contre l’interdiction de rassemblement à Rennes. Ils dénoncent une attaque à la liberté d’expression.

 

"Des événements dramatiques se déroulent au Proche-Orient, Israël et Palestine, depuis le 7 octobre. Déjà des milliers de morts et blessés, notamment dans la bande de Gaza soumise à d’intenses bombardements israéliens depuis 12 jours. Les civils paient un prix très lourd. Nous condamnons tous les actes visant les populations civiles et nous demandons un cessez-le-feu immédiat," écrivent dans un communiqué plusieurs organisations de gauche ou attachées au droit international.

Certaines associations annoncent qu’elles maintiennent donc leurs rassemblements.