Handball. Après l’année de la peur, Cesson veut rebondir

Publié le Mis à jour le
Écrit par Benoit Levaillant
Handball. Le match de Lidl Starligue Limoges face à Cesson Rennes ce joue en direct vendredi 16 avril à 20h00
Handball. Le match de Lidl Starligue Limoges face à Cesson Rennes ce joue en direct vendredi 16 avril à 20h00 © Philippe RENAULT - MaxPPP

La saison 2020-2021 du Cesson Rennes Métropole Handball fut sûrement la plus angoissante dans l’histoire du club. En permanence sous la menace du couperet financier et sportif, le club a finalement sauvé sa peau… et repart pour une saison qu’il espère plus sereine.

Juin 2021 : le grand ouf de soulagement ! En quelques semaines, le Cesson Rennes Métropole Handball (CRMHB) conserve sa place sur le terrain parmi l’élite et boucle in-extremis son exercice financier.

Après avoir frôlé la double-catastrophe, c’est peu dire que cette saison les irréductibles Bretons aimeraient bien ne pas jouer avec la peur au ventre jusqu’en juin prochain. Rennes Métropole, qui a mis la main à la poche la saison passée, lui affiche tout son soutien. 


Budget, le "ouf" de soulagement

Du côté des finances, ça devrait mieux se passer. L’an dernier, le contexte était totalement singulier, avec des clubs déjà fragiles assommé par les lourds protocoles Covid, privés de public (et donc de recettes), mais devant assurer les dépenses. Pour Cesson, c’est par exemple la location de la Glaz Arena, soit 400 000 euros par an. "Le 30 juin dernier, précise Stéphane Clémenceau, le président du club, on a bouclé l'exercice avec un léger déficit. Notre appel exceptionnel à un financement participatif a été un des leviers pour s'en sortir, comme les coups de pouces des collectivités, les aides de l'Etat liées à la Covid et bien sûr les sponsors qui ont accepté de nous accompagner".

Pour cette saison, le CRMHB repart avec un budget de 3,2 millions d'euros et l'essentiel de ses sponsors traditionnels. "On s'est donné pour objectif d'aller chercher 70 PME pour nous aider. On en a déjà trouvé 35." Si l'on ajoute le retour du public à la Glaz Arena, l'avenir est donc plus serein.
 

Objectif maintien… mais vite !

Pour être « confortables », les irréductibles Bretons viseront la 10e place, sur 16 (sachant que les 15e et 16e descendent dans la division inférieure).

En fait, au vu des effectifs en présence, un mini-championnat pour le maintien devrait se jouer en bas de tableau. Cesson devra batailler avec les deux promus, Saran et Nancy, vaincre des équipes à sa portée, comme Créteil, Istres ou encore Chartres.

Pour ne pas revivre le suspens insoutenable de l’an passé, Stéphane Clémenceau souhaiterait que "le maintien soit assuré en mars-avril, ce qui nous permettrait de préparer la saison suivante sereinement". 

Les cadors ? Le Cesson Hand va rapidement savoir à quoi s’en tenir. Lors des 5 premiers matches, il va affronter trois équipes de niveau Ligue des champions : le PSG, Nantes et Montpellier.

 

Des recrues, des départs

Cette année, la base arrière présente un visage séduisant : Louis Despréaux (PSG), Rudolf Faluvégi (Stuttgart), Robin Molinié (Créteil) et Ludwig Appolinaire (Pontault). On peut y ajouter Corentin Lorvellec, qui a signé son premier contrat pro [malheureusement, victime d’une rupture des ligaments croisés, il ne pourra jouer qu’en 2022, NDLR]. Cet effectif permettra de nombreuses rotations. "Ça doit nous permettre de souffler et d'éviter les trous d'air", espère Stéphane Clémenceau.

Devant, Junior Tuzolana à gauche et Théophile Caussé, à droite, viendront soulager Sylvain Hochet et Youenn Cardinal sur les ailes, et aussi varier les schémas d'attaque.

Au poste de pivot, Igor Anic, le capitaine, s’en est allé du côté du Japon. Les désormais « historiques » Romaric Guillo et Hugo Kamtchoup Baril assureront le boulot, apportant l’expérience, tout comme Romain Briffe en demi-centre.

Dans les buts, Jozé Baznik devra confirmer sa belle saison passée. Il sera suppléé cette fois par l’international portugais Miguel Espinha, qui s’est révélé en Espagne l’an dernier.

Des matches amicaux encourageants

Gagner ou perdre les matches de préparation ne signifie pas grand-chose. Mais quand même, arriver avec quelques victoires, même symboliques, sur la ligne de départ du championnat, "c’est toujours bon pour la confiance" de l’aveu même de l’entraîneur Sébastien Leriche.

Les irréductibles bretons ont enchaîné cinq succès fin août. Parmi les adversaires battus, quatre équipes qui devraient se dresser face à eux sur la route du maintien en Starligue (Saran, Dunkerque, Limoges et Chartres).

Place donc au championnat. Ça démarre ce samedi 11 septembre, à Cesson… face à Nantes. "Sur le terrain, on n'a rien à perdre, que du plaisir à prendre et on verra le travail qu'il nous faudra continuer". Le président espère 3000 personnes à la Glaz Arena samedi. 

 

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