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Ça y est, les vacances sont là ! Moment clé pour les stations balnéaires, qui voient leur population augmenter fortement. Accueil, hébergement, commerces, sécurité… La plupart s’y préparent depuis des mois. Illustration à Dinard sur la Côte d’Émeraude (35).
 

À rayures blanches et bleues, leur installation donne le coup d’envoi de la haute saison touristique. Depuis la mi-juin, les 145 cabines de plage de Dinard "habillent" la plage de l’Écluse.

Surplombant la plage, la Villa des Roches-Brunes est elle aussi sur le qui-vive en cette veille de vacances scolaires. Comme chaque été, elle s’apprête à accueillir une exposition temporaire. Cette année : honneur au photographe Robert Doisneau. Cent trente tirages noirs et blancs en argentique sont à accrocher aux murs. Certains sont ultra-célèbres, tels "Le baiser de l’hôtel de ville", d’autres moins connus. Ils sont présentés au public jusqu’au 30 septembre 2018.
 
Sur la plage à Dinard / © H. Pédech - France 3 Bretagne
Sur la plage à Dinard / © H. Pédech - France 3 Bretagne

Voilà pour les parts les plus visibles des préparatifs précédant l’arrivée des vacanciers. En réalité, la station balnéaire s’organise bien en amont. Il faut dire qu’en juillet-août, la population dinardaise passe de 10 000 à 45 000 habitants.
 

Dès février, le recrutement des saisonniers


Hôtellerie, restauration, commerce, surveillance des plages et location de matériel… Cette année encore, plus d’un millier de petits boulots d’été étaient à pourvoir à Dinard. À cet effet, un salon de l’emploi saisonnier est même organisé chaque année, dès février.

Certains de ces jobs nécessitent des compétences et des diplômes particuliers. C’est le cas des surveillants de plage et aussi des agents embauchés, le temps d’une saison, à l’aéroport de Dinard-Pleurtuit.

C’est d’ailleurs là, à la descente d’un avion en provenance de Londres que nous rencontrons quatre étudiants irlandais venus pour travailler dans un camping du coin durant la haute saison.
 

L’été, on vient à Dinard en jet privé


Trait d’union avec la Grande-Bretagne et les îles anglo-normandes depuis 1933, date de son inauguration, l’aéroport de Dinard-Pleurtuit réalise le tiers de son activité sur les deux mois d’été : 34 000 passagers accueillis en juillet-août 2017 pour un total de 120 000 passagers annuels.

Particularité de ce petit aéroport, situé à moins de trois kilomètres de la côte : son aviation d’affaire. L’été, des V.I.P. viennent en jet privé pour passer quelques jours à Dinard. "Il y a un pic d’activité au moment du Jumping début août puis du Festival du Film Britannique en septembre", remarque David Durand, chargé de superviser l’accueil de ces passagers pas vraiment comme les autres. "Nous accueillons assez régulièrement l’acteur Hugh Grant, qui vient notamment jouer au golf. J’ai également eu le plaisir de rencontrer le réalisateur Emir Kusturica… très sympa, chaleureux", se souvient David Durand. "À leur sortie de l’avion, notre travail consiste à réduire au maximum les temps d’attente." Il doit aussi répondre à des souhaits parfois surprenants. Ainsi, récemment, ce couple russe qui a commandé pour son voyage deux plateaux de 27 plats chacun, histoire de goûter à quelques spécialités gastronomiques locales.
 
Dinard : transporter et accueillir les touristes
Un reportage de H. Pédech, MA. Mouchère, T. Descamps, H. Tiercelin, M. Le Carrour / avec Patrick Maître, David Durand
 

Du palace au camping familial


Côté hébergement, Dinard a de quoi faire, depuis les palaces cinq étoiles à l'hôtellerie de plein air. Ce sont les Anglais qui ont lancé la station balnéaire au milieu du XIXè siècle. "Jusqu’à la Première Guerre mondiale, Dinard accueillait beaucoup de beau monde, raconte Marc Bonnel, président de l’Association du patrimoine du pays de Dinard, Rance et Côte d’Émeraude, 
Lauwrence d’Arabie, Ernest Renan, des têtes couronnées anglaises et belges aussi." D’où une hôtellerie de luxe qui s’est développée pour les accueillir.

Tombée en désuétude au lendemain de la Seconde guerre mondiale au profit de la Côte d’Azur plus ensoleillée, cette hôtellerie connaît une renaissance depuis une quinzaine d’années. Dinard compte désormais deux établissements cinq étoiles dont le Grand Hôtel Barrière. Dans les archives de l’Ina, nous avons retrouvé une session de recrutement pour la haute saison en 2004 : une quarantaine d’emplois étaient alors à pourvoir.
 
© H. Pédech
© H. Pédech

Effervescence aussi au camping municipal de Port-Blanc. Le site, apprécié des familles, fête son centième anniversaire, en juillet. Et certains de ses habitués y viennent depuis soixante ans. "Ces habitués arrivent généralement dès l'ouverture en avril et jusqu'à la fin septembre", rapporte Lucie Taillebois, directrice du camping. "À partir du 7 juillet et jusqu'au 25 août, nous sommes à 95% de taux de remplissage".

Alors forcément, dans les semaine qui précèdent, il n'y a pas une minute à perdre : ouverture et nettoyage des sanitaires fermés à la fin de l'été passé, entretien des espaces verts, bouclage du programme d'animation des soirées...
 
Haute saison touristique à Dinard : héberger les vacanciers
Un reportage de H. Pédech, MA. Mouchère, T. Descamps, H. Tiercelin, M. Le Carrour / avec Marc Bonnel - Lydie ETHEVENIN Gouvernante Grand Hôtel de Dinard - Fabrice KOCH Directeur du Grand Hôtel de Dinard

 
© H. Pédech - France 3 Bretagne
© H. Pédech - France 3 Bretagne

Au marché, venir toute l'année pour s'assurer un emplacement l'été


Autre lieu très prisé des touristes, c'est le marché. Celui de Dinard est l'un des plus grands de Bretagne : jusqu'à 300 commerçants en plein été. On y vient pour acheter à manger mais aussi pour ses très nombreux camelots : vendeurs de prêt-à-porter, bijoux, décoration et autres souvenirs. Pour ces commerçants de passage, qui veulent s'assurer une place pour la saison estivale, mieux vaut anticiper en occupant (et payant) un emplacement régulièrement dans l'année. Les places sont en effet attribuées en priorité aux "réguliers". Pour eux comme pour les abonnés, en terme de chiffre d'affaires, la haute saison touristique, c'est LE créneau à ne pas rater.
 
Dinard : entre quelques balades, manger un morceau
Un reportage de H. Pédech, MA. Mouchère, T. Descamps, H. Tiercelin, M. Le Carrour / avec Jean-Michel Brunet Président de l'association des amis du marché de Dinard

Haute saison pour la sécurité


S'il y a un sujet avec lequel les stations balnéaires ne plaisantent pas, c'est la sécurité, notamment sur les plages et en mer. Du côté de Dinard, fortement marquée au printemps 2018 par le décès accidentel d'un petit garçon, on y est particulièrement sensible.
 
Une formation est dispensée aux sauveteurs à Dinard / © H. Pédech - France 3 Bretagne
Une formation est dispensée aux sauveteurs à Dinard / © H. Pédech - France 3 Bretagne

Une bonne partie de la surveillance du littoral est confiée à l' Association des sauveteurs-secouristes de la Côte d'Émeraude. Ils sont présents sur quatre communes et une dizaine de plages du secteur. Ces jeunes s'y préparent tout au long de l'année : l'hiver en piscine et, dès avril, en mer. Qu'importe la température de l'eau ! Tous sont en excellente condition physique et maîtrisent parfaitement les gestes de premiers secours. Leur formation est sanctionnée par un diplôme, le BNSSA (Brevet National de Sécurité et de Sauvetage Aquatique). On ne rigole pas avec la sécurité des vacanciers.
 
Assurer la sécurité en mer, une priorité l'été à Dinard
Un reportage de H. Pédech, MA. Mouchère, T. Descamps, H. Tiercelin, M. Le Carrour / avec Léa Bourdier, Sauveteur-secouriste - Christopher Campos, Formateur au sauvetage-secourisme - Samuel LEBRET,Sauveteur-secouriste - Ludovic Brunet, Formateur au sauvetage-secourisme - Christian Poutriquet, Directeur de l'Association des sauveteurs-secouristes de la Côte d'Émeraude - Philippe Guyot, Pilote - Fabrice Joncour, Plongeur, sapeur-pompier - Philippe Joly, Chef de base