Grippe aviaire: 84 900 volailles doivent être abattues en Ille-et-Vilaine cette semaine

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Écrit par (avec SB et SS)

Après la découverte de cas de grippe aviaire à Essé et Guipry-Messac, 84 900 bêtes vont être abattues cette semaine en Ille-et-Vilaine. 65 exploitations sont sous haute surveillance


Ce 27 mars, la Préfecture d’Ille et Vilaine a confirmé qu’un nouveau foyer d’influenza aviaire hautement pathogène a été découvert sur la commune de Guipry-Messac, dans l’arrondissement de Redon.

4 900 canards abattus à Guipry-Messac

Les 4 900 canards de l'exploitation de Guipry-Messac ont été éliminés ce lundi 28 mars, et envoyés dans un centre d'équarrissage dans l'Orne.

Huit autres élevages sont, quant à eux, dans la zone de protection de 3 kilomètres et vont faire l'objet d'une surveillance accrue.

80 000 poulets seront abattus autour de Essé 

C’est le troisième foyer de grippe aviaire découvert en quelques jours en Bretagne.
Le 16 mars dernier, un élevage de canards situé à Ambon dans le Morbihan était entièrement abattu. Le 19 mars, un élevage d’Essé en Ille et Vilaine ( près de Janzé ) était à son tour concerné et ses 6 600 volailles ( canards de Barbarie, poulets et pintades ) supprimées.

Suite à la découverte du foyer épidémique à Essé, la direction départementale de protection des populations (DDPP) d'Ille et Vilaine a décidé de faire abattre 80 000 poulets. "Les élevages concernés donc recevoir un arrêté préfectoral individuel dans la journée", explique Gilles Fièvre, directeur adjoint  de la DDPP

Les bêtes seront testées avant abattage. Si elles sont malades elles partiront au centre d’équarrissage. Le cas échéant elles partiront dans la voie classique de l’alimentation, détaille le directeur adjoint de la DDPP d'Ille et Vilaine.

65 exploitations sous haute surveillance

Suite à la découverte de cas à Guipry Messac, 65 exploitations ont été recensées dans la zone des 10 kilomètres et vont faire l'objet de mesures de surveillance.

Dans ces périmètres, les mouvements de volailles et d’œufs sont interdits au sein, au départ et à destination de la zone réglementée et toutes les volailles doivent être confinées. Dans ces zones, l’accès aux élevages doit être limité aux personnes autorisées et les transports et épandages de lisier provenant des exploitations avicoles sont interdits.

Surveillance extrême

Face à ce virus extrêmement contagieux, les services de l’état rappellent, aux professionnels comme aux particuliers, l’importance des mesures de biosécurité.

"Dans ce contexte, indique la Préfecture, si une mortalité anormale est constatée, le détenteur est invité à contacter immédiatement son vétérinaire ou la direction départementale en charge de la protection des populations d’Ille-et-Vilaine à l’adresse suivante : ddpp@ille-et-vilaine.gouv.fr"

"À la date du 25 mars 2022, précise le Ministère de l'agriculture sur son site, la France compte 1028 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en élevage, 39 cas en faune sauvage et 19 cas en basse-cours" puis il rappelle que " l’épisode d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) qu’a connue la France entre l’automne 2020 et le printemps 2021 a été à l’origine de 492 foyers en élevage de volailles, 20 cas dans la faune sauvage et 2 cas dans la faune captive. Environ 3,5 millions de volailles (essentiellement des canards) ont été abattues dans le Sud-ouest durant cette crise sur ordre de l'administration, suite à la détection de foyers ou de manière préventive pour limiter la propagation du virus."