Les jardins de la Ballue : L'histoire d'une passion entre l'éditrice Claude Arthaud et la beauté des lieux

A Bazouges-la-Pérouse (35), le château de la Ballue, reconstruit en 1620 avec ses jardins et terrasses, a survécu à la Révolution, connu l'abandon puis la renaissance grâce à la passion de l'éditrice Claude Arthaud. Elle fera appel à 2 architectes pour faire de ce parc l'un des plus beaux de France.
L'entrée principale du château de la Ballue et ses buis taillés.
L'entrée principale du château de la Ballue et ses buis taillés. © catherine jauneau

Le  château féodal de la Ballue a traversé les siècles mais il  ne reste que le logis transformé en batisse typique de l’architecture bretonne du XVIIe. Forme simple, granit et  ardoise : un coup de cœur pour son actuelle propriétaire Marie-Françoise Mathon, qui sait ce qu'elle doit à l'éditrice et mécène Claude Arthaud, dont elle rachète le domaine en 1998.

 

des allées savamment dessinées sur la terrasse du château.
des allées savamment dessinées sur la terrasse du château. © catherine jauneau

 

"Il n'y a rien d'ostentatoire. Ce qui nous a beaucoup plu, c'est ce château ancré dans ses racines ! C'est vrai qu'il y a mille ans d'Histoire ici, mais le choc, ce fut le jardin : un jardin extrêmement original."

On sent l'oeuvre artistique majeure de gens absolument géniaux dans les pas desquels je me suis inscrite comme une suiveuse!

 

Le jardin c'est avant tout un cadre avec une vue plongeante sur la vallée du Couesnon et une terrasse au pied du château.

 

Vue sur la Vallée du Couesnon.
Vue sur la Vallée du Couesnon. © catherine jauneau

 

L'art des Topières dans le parterre à la Française 

En 1973, Claude Arthaud  imagine, avec les architectes Paul Maymont et François-Herbert Stevens, un parterre à la Francaise en décor de taupières, en une symétrie rigoureuse avec la façade de la bâtisse.

 

durée de la vidéo: 02 min 35
les jardins de la Ballue : reportage catherine Jauneau et Christophe Rousseau

 

Une collection d’ifs et de buis compose ce décor toujours entretenu avec soin. Ce jour-là, le jardinier du domaine, jean-paul Huquet est à sa tâche :

"Les ifs sont des arbres qui poussent très lentement. Donc, lorsqu'on les taille, on travaille au niveau et au fil à plomb pour ne pas faire d'erreur! Sinon, il faut deux à trois ans pour que la forme soit corrigée."

 

la taille des iffs : tout un art !
la taille des iffs : tout un art ! © catherine jauneau
Les sculptures en taupières.
Les sculptures en taupières. © catherine jauneau

 

La Toscane Bretonne !

Le charme des lieux se love aussi dans la continuité de sa terrasse avec son jardin à l’italienne. On surnomme même la Ballue  «la Toscane bretonne». Jeux d’ombres et de lumière, temples végétaux et jardins d’eaux se succèdent dans un parcours enchevêtré.

 

au détour des chambres de verdure.
au détour des chambres de verdure. © catherine jauneau
Au dessus d'un bassin d'eau, rencontre inattendue !
Au dessus d'un bassin d'eau, rencontre inattendue ! © catherine jauneau

 

Chaque bosquet offre son propre univers. Tout est fait pour surprendre le visiteur, dans ce cadre maniériste et baroque.

"C’est un jardin en diagonale fait de 13 chambres de verdure. L'idée du dessin des lieux reproduit les nervures d'une feuille. Tout est calculé pour ne jamais voir le jardin dans son ensemble et découvrir ses différentes perspectives au fil de la promenade", s'enthousiame sa propriétaire.

Classé jardin remarquable, la Ballue est une invitation à la rêverie, dans la fraîcheur de ses allées remplies de senteurs ! Situé entre Saint-Malo et le Mont St Michel, le domaine se visite tous les jours cet été jusqu'à la fin septembre.

 

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