Mascottes pour les JO 2024 de Paris : la fabrication s'accélère en Bretagne

À 470 jours des Jeux Olympiques de Paris, la fabrication de mascottes "Phryges" s'accélère sur le site breton de Doudou et Compagnie, situé à La-Guerche-de-Bretagne, en Ille-et-Vilaine. L'atelier continue de recruter pour produire jusqu'à 1000 exemplaires par jour.

Depuis trois mois, à La Guerche-de-Bretagne, les couturières s'activent pour produire les "Phryges", fameuses mascottes des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Chaque jour, ce sont 500 mascottes qui sortent de la manufacture bretonne. Une fabrication made in France pour répondre aux demandes du gouvernement. Seulement 8% des peluches des mascottes de Paris 2024 devaient être fabriquées en France. 

A lire : Paris 2024 : trois questions sur les mascottes des JO, qui seront en majorité fabriques en Chine

Conscient des enjeux de relocalisation, Alain Joly, le fondateur de Doudou et Compagnie, avait initialement annoncé la production de 200 000 Phryges françaises dans sa manufacture d'Ille-et-Vilaine. Un objectif revu depuis à la hausse.

En novembre dernier, lors d'une visite du site, il a déclaré que cette production serait relevée, a minima, à 600 000 "Phryges" produites en Bretagne, sur les 1,2 million que doit livrer au total son entreprise.

Un pari en passe d'être réussi pour "Doudou et Compagnie" qui a donc augmenté sa capacité de production et ses locaux en augmentant la surface de ses ateliers de 1000 à 3 500 m². 

"Une mascotte, c'est dix opérations", explique Alain Joly, PDG de "Doudou et compagnie". "C'est également beaucoup de main d'œuvre. On a remis au point des machines spécifiques à la fabrication d'un jouet en peluche et tous ces éléments vont nous permettre de monter en puissance"

Le nombre de salariés a doublé 

La société a déjà doublé son nombre de salariés en embauchant 15 personnes. Parmi les 35 salariées, il y a désormais Tania, arrivée au sein de l'équipe il y a seulement 6 mois. "J'avais fait un Bac pro pour la couture vêtements et comme j'ai toujours été intéressée par les doudous, j'ai voulu tester et cela m'a directement plu."

Et qui dit embauche, dit nouvelle formation. Au sein de l'atelier, c'est Annick Brault qui en a la charge. Récemment retraitée après 45 ans d'expérience dans la peluche, elle a accepté de reprendre du service pour la fabrication des mascottes. 

"C'est à moi de leur apprendre toutes ces petites techniques," détaille Annick. "Le retournage, ce n'est pas une opération simple. On ne va pas commencer à retourner les pattes. On va toujours commencer par le haut, par la tête. C'est une couture bien spécifique. On appelle cela une couture invisible."

C'est un honneur. Jamais je n'aurais pensé pouvoir former une équipe sur les mascottes, sur la phryge. Jamais.

Annick Brault

Formatrice chez Doudou et Compagnie

Entre 400 000 et 500 000 pièces seront produites sur le site et les emplois pérennisés, même après les Jeux olympiques.

Cette renaissance de la peluche en Bretagne, c'est un peu la première victoire de ces JO, où le made in France a déjà une longueur d'avance. 

Nous sommes un groupe spécialisé dans un type de métier que nous défendons depuis plus de 40 ans et le fait de fabriquer cette mascotte en France est pour nous une énorme fierté.

Alain Joly

PDG de Doudou et Compagnie

Des mascottes "made in La Guerche" vendues 39,90 euros

Les deux mascottes "made in La Guerche" seront en vente à 39,90 euros, et les modèles les plus proches, fabriqués en Chine, seront vendus 26,90 euros. Les mascottes "PhrygesDoudou et Compagnie sont déclinées en porte-clé, en doudou, en peluches de 20 cm à 1,30 m.

Les mascottes sont toujours un succès commercial important lors d'une grande compétition. On estime que lors des dernières éditions des Jeux Olympiques, 1,4 million de mascottes auraient été vendues pour Londres 2012 et Rio 2016 et plus de 2 millions pour Tokyo 2020. Pour Paris 2024, les organisateurs espèrent faire aussi bien. 

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