Rave party de Redon. Après le classement sans suite, une nouvelle plainte sera déposée par l'homme qui avait eu sa main arrachée

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Le jeune homme de 22 ans qui avait été mutilé lors de la rave party de Redon dans la nuit du 18 au 19 juin 2021 va déposer une nouvelle plainte avec constitution de partie civile auprès du juge d'instruction. Le parquet de Rennes avait classé ses deux premières plaintes sans suite en mars dernier.

Jamais deux sans trois. Après avoir déposé deux plaintes qui ont été classées sans suite, une nouvelle plainte avec constitution de partie civile auprès du juge d'instruction va être déposée par le jeune homme de 22 ans qui avait eu sa main mutilée lors de la rave party de Redon, la nuit du 18 au 19 juin 2021.

Le 12 mars dernier, le parquet de Rennes avait décidé de classer sans suite ses deux premières plaintes, pour violence volontaire aggravée et pour non-assistance à personne en danger.

on ne peut rien faire, qu'on nous tire dessus

L'avocat du jeune homme, Me Stéphane Vallée, a pu prendre connaissance de l'enquête après le classement, comme cela est prévu dans la procédure. L'avocat y a lu de nombreuses auditions qui, selon lui, font état de dysfonctionnement dans les services de l'Etat. Des dysfonctionnement qu'a relevé également le media d'investigation Mediapart dans un article publié ce lundi.

"Lorsque vous avez une quinzaine de coups de téléphones, qui font état de quelqu'un qui a perdu un bras, de qu'est-ce qu'on fait, où est-ce qu'on peut l'emmener, comment le prendre en charge" raconte Stéphane Vallée, et que les pompiers, derrière la barrière de gendarmes, répondent "qu'on ne peut rien faire, qu'on nous tire dessus... on doit pouvoir s'interroger".

Questions sur les armes utilisées


Bien sûr, admet l'avocat, un meilleur fonctionnement des services de l'Etat "n'aurait pas forcément changé grand chose sur l'état de la main de mon client", mutilé par une grenade. Mais au delà, il y a la question du maintien de l'ordre, et notamment des armes utilisées.

"Ce sont des grenades lacrymogènes qui provoquent le même souffle que les grenade explosives GLI-F4, utilisées jusqu'en 2018" explique-t-il. "On peut se poser la question de leur utilisation dans ce contexte festif, et si elles ont été lancées dans des circonstances qui permettaient de s'assurer que les préconisations étaient respectées".

Me Stéphane Vallée indique que la plainte sera déposée dans les prochaines semaines.