Redon : l'usine de briquets Bic se lance dans les visières anti-Covid 19 et en fait don aux écoles

L'entreprise Bic de Redon, en Ille-et-Vilaine, vient de fournir gratuitement plus de 500 visières de protection aux enfants pour la reprise de l'école le 12 mai. Le site, spécialisé dans la production de briquets, pourrait passer à une phase industrielle.

Les visières fabriquées par BIC ont d'abord été testées sur des enfants de Redon
Les visières fabriquées par BIC ont d'abord été testées sur des enfants de Redon © DR

Après les stylos et les briquets, Bic se lance dans la fabrication de visières de protection contre le Covid-19.  La ville de Redon, en Ille-et-Vilaine, vient de recevoir un don de 520 protections pour les élèves des écoles primaires. Les visières seront disponibles dès la reprise des classes le 12 mai.

Après la réalisation des prototypes, testés par les enfants des personnels soignants accueillis dans les lieux de garde de la commune, l'essai est concluant. Il ne seront destinés qu'aux élèves de primaire et non aux maternelles.
 

100 % des écoles publiques de Redon équipées 


"Dans les écoles, chaque enfant et chaque personnel encadrant et enseignant va avoir sa propre visière nominative. Celle-ci restera à l'école le soir et sera nettoyée deux fois par jour, explique Delphine Penot, adjointe déléguée aux affaires scolaires à la ville de Redon. Grâce à ce don, 100% des effectifs des écoles publiques de la ville seront équipés". 

Pas d'obligation de s'en équiper pour autant : aux familles de décider tout comme le port des masques. Seuls les adultes encadrants les porteront.

 

Une production en parallèle de celle des briquets


L'entreprise bretonne et ses 450 salariés fabriquent normalement plus de trois millions de briquets chaque jour. Circonstance oblige, le site s'est lancé également dans la production de visières à destination des personnels des centres hospitaliers. Près de 20 000 pièces ont d'abord été données non seulement aux écoles de la ville, mais aussi à l'agglomération, aux Ehpad, aux hôpitaux locaux et à la gendarmerie.

"Notre usine n'a jamais cessé son activité durant la pandémie. Nous avions besoin de protéger les salariés. Nous avons donc d'abord conçu ses visières pour nos équipes. Le process utilisé pour les visières était de la découpe laser à l'unité. Pour les suppports de tête, nous avons utilisé la 3D. Désormais, nous sommes passés à l'injection plastique !explique Francois Clément-Grandcourt, le directeur général de la division briquets du groupe BIC.

Peu à peu, la capacité de l'usine monte en puissance et pourrait d'ici trois semaines fabriquer 20 000 supports de masques par jour et 40 000 visières (des visières qui doivent être parfois changées pour cause de rayures), en vue désormais d'une commercialisation.  

Des adaptateurs pour masques


Autre réalisation à destination des services de réanimation des hôpitaux sur tout le territoire français : des adaptateurs "maison" conçus pour équiper  les masques de snorkeling de la marque "Décathlon", désormais utilisés par les personnels soignants pour se protéger face aux malades contaminés.
Bic a conçu un adaptateur pour les masques Décathlon destinés aux personnels soignants
Bic a conçu un adaptateur pour les masques Décathlon destinés aux personnels soignants © Bic

L'adaptateur permet, à la place du tuba du masque, de fixer un filtre antivirus. 24 000 pièces ont déjà été confectionnées et distribuées à titre gratuit depuis le 13 avril dernier. Des envois ont été effectués également vers la Belgique, le Chili, le Brésil et prochainement les Etats-Unis. Une fabrication ponctuelle qui n'a pas vocation à devenir une activité pérenne du site Bic de Redon.
 
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