10 ans après l'ADN a parlé : le procès du meurtrier présumé de Lucie Beydon s'ouvre ce 21 novembre

Des fleurs accrochées à la grille de l'immeuble où se trouvait l'appartement de Lucie Beydon, en centre-ville de Rennes. 08/09/2004 / © France 3
Des fleurs accrochées à la grille de l'immeuble où se trouvait l'appartement de Lucie Beydon, en centre-ville de Rennes. 08/09/2004 / © France 3

En septembre 2004, une étudiante brestoise, Lucie Beydon, était tuée de 21 coups de couteau à son domicile de Rennes. Plus de 10 ans après les faits, en février 2015, un suspect était interpellé. Son ADN correspondait à celui prélevé chez la victime. Le procès s'ouvre ce mardi 21 novembre.

Par Krystell Veillard

Le procès du meurtrier présumé de Lucie Beydon s'ouvre ce mardi 21 novembre 2017, pour trois jours. Les faits remontent au mois de septembre 2004. Une jeune fille de 20 ans, étudiante à Rennes, était découverte par les pompiers, gisant à terre, avec 21 coups de couteau dans la région du cœur. Originaire de Brest, elle venait d'emménager dans un petit immeuble du centre ville pour suivre ses études. Les enquêteurs chercheront pendant des années à percer le mystère de ce meurtre. Dans l'appartement nulle trace de lutte, seul un coussin, appartenant à la victime et tâché de sang avait été retrouvé dans un jardin public à proximité de l'immeuble. 


Arrêté grâce aux progrès de la recherche en génétique


En 2014, un suspect est arrêté, grâce aux progrès de la recherche en génétique. Son  ADN a pu être reconstitué à partir des empreintes incomplètes relevées à l'époque sur le coussin. Le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) a fait apparaître le nom de Nicolas le Bouch. Cet ancien cuisinier, né en 1977 et originaire de Saint-Brieuc, est alors déjà en prison à Argentan, pour une série de cambriolages. 


Il sonne à sa porte par hasard


Olivier Pacheu, l'avocat de Nicolas Le Bouch rappelle que le casier judiciaire de son client compte pas moins de 17 mentions, plusieurs fois pour exhibitions et pour des cambriolages. Le soir du meurtre, en septembre 2004, il est alors cuisinier dans une pizzeria proche de l’appartement de Lucie. Quand il arrive devant l’immeuble rue Gambetta, il est ivre et pris d’une pulsion, comme il l’a expliqué aux enquêteurs. Il frappe à toutes les portes, c’est l’étudiante brestoise qui a ouvert. "Un pur hasard", selon le suspect. Dès le début de l’enquête, Nicolas le Bouch avait été interrogé par les enquêteurs mais relâché. Rien n'avait alors permis aux enquêteurs de le mettre en cause.


L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité


Accusé de meurtre accompagné d’un autre crime, Nicolas Le Bouch encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Selon son avocat, c’est un homme seul, qui n'a plus ni ami, ni famille. Un homme dépressif et fragile. Sa mère et son ex-femme avec lesquelles il est fâché, seront citées comme témoins au procès.


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