75 ans après Hiroshima, mobilisations citoyennes pour l'interdiction des armes nucléaires

Ce funeste anniversaire du 6 août 1945, date du bombardement atomique par l'armée américaine de la ville japonaise d'Hiroshima, est l'occasion pour les pacifistes du monde entier de se mobiliser pour l'interdiction des armes nucléaires. A Rennes une opération de sensibilisation est prévue.

C'est une action de sensibilisation qu'a choisi de mener ce 6 août le comité rennais du mouvement de la paix. Entre 17h et 18h30 le public sera invité à signer l'appel des Hibakusha (les survivants des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki il y a 75 ans) pour l'élimination des armes atomiques.

Chaque année au Japon les cérémonnies commémoratives pour la paix rassemblent plus de 50 000 personnes. Crise sanitaire oblige, le nombre de participants a été très limité cette année, et partout dans le monde les militants pour la paix et l'abolition des armes nucléaires ont dû adapter leurs modes d'action.

 Aujourd'hui on estime que les puissances nucléaires au sens du Traité de Non-Prolifération, à savoir les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et la Chine, et les puissances non couvertes par ce traité, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord, possèdent à eux tous plus de 13 000 têtes nucléaires. 

En juillet 2017, un traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) a été signé devant l’Assemblée Générale des Nations unies, approuvé par 122 pays et régions.

Au 16 juillet de cette année, 40 pays ont ratifié le TIAN, qui interdit totalement la possession, le développement, le transfert et les essais d’armes nucléaires, et stipule le rétablissement des environnements détruits ainsi que le soutien des victimes des armes nucléaires. Il reste dix ratifications à obtenir avant son entrée en vigueur. 

 

 

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