Automobile : de nouveau en panne de semi-conducteurs, le site Stellantis de la Janais à l’arrêt jusqu’au 1er juillet

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Faute de semi-conducteurs, l’usine Stellantis de la Janais doit à nouveau cesser sa production jusqu'au 1er juillet. Une pénurie qui tombe mal en plein lancement du nouveau C5 Aircross

L’information est tombée ce mercredi 22 juin en réunion extraordinaire du CSE.  A Chartres de Bretagne près de Rennes, le site Stellantis de la Janais va de nouveau devoir cesser sa production jusqu’au 1er juillet.

Une nouvelle fois en cause, la pénurie de semi-conducteurs qui secoue l’économie mondiale depuis 2 ans : "elle impacte cette-fois ci directement la livraison des autoradios", indique la direction du site 

La Janais (ex-PSA) a déjà connu de tels arrêts de production. Les derniers remontent au mois de mars.

Depuis, avec le lancement du nouveau C5 Aircross restylé, l’usine qui produit aussi des Peugeot 5008, tournait à plein régime, avec une production d’environ 400 véhicules/ jour. Un plan de charge intense pour assurer les dotations en véhicules sur le réseau, et qui nécessitait de travailler samedi et jours fériés

Une pénurie qui tombe mal, en plein lancement du nouveau C5 Aircross 

La CFDT précise que ce nouvel arrêt de production était prévisible puisque le site de Sochaux était également à l’arrêt depuis une semaine. Mais la récurrence des pannes d’approvisionnements inquiète le syndicat dans la mesure où il vient percuter le lancement du nouveau véhicule. 

Le nouveau C5 Aircross connait un succès commercial. "Le site breton était prioritaire pour être alimenté en pièces. Mais ca ne suffit donc pas", précise Laurent Valy, secrétaire du CSE de la Janais. "C'est inquiétant car l'activité ici repose essentiellement sur ce véhicule jusqu'en 2024. Et ce n'est jamais bon de rater le démarrage…"  

Le site emploie 2400 salariés. Placés en activité partielle, "les CDI ont la possibilité de toucher 100% de leur salaire en participant des formations spécifiquement mises en place, indique la direction. Les intérimaires bénéficient d'une avance de 56 euros, permettant le maintien de leur rémunération sur la base de 35 h."