Avec la caravane du Tour de France, Margot, la jeune Rennaise, sème la joie avec ses goodies

Margot n'a que 22 ans mais déjà quatre Tour de France au compteur. Des milliers de kilomètres en tant que caravanière à distribuer des objets publicitaires. Pour l'instant étudiante en Master du management du sport, elle rêve d'intégrer l'organisation de la Grande Boucle.

Il est 8h45 ce mardi 29 juin lorsque je retrouve Margot et ses équipiers de la caravane. Ils sont en train de nettoyer les chars Krys, la marque du réseau de magasins d'optique et d'audition. Le groupe fait partie de la caravane du Tour depuis huit ans et sponsorise le maillot blanc, porté par le coureur de moins de 25 ans le mieux classé au classement général.
 

Lâcher les goodies

Margot me salue et m'explique quelle est son rôle précis ce jour-là sur les chars. "Je suis sur le char audition et je dois distribuer des goodies, les objets publicitaires. Sur ce char, ce sont des bouchons d'oreille pour atténuer le bruit. J'en ai à peu près 8000 à lancer aux spectateurs." Et de préciser que l'étape du jour, entre Redon et Fougères en Ille-et-Vilaine est courte, 150 km mais que pour les plus longues distances, ça peut aller jusqu'à 12 000 goodies.

Mais la tâche ne l'effraie pas. Elle est consciente que c'est un "super job d'été très convoité". Etudiante en management du sport à l'université Rennes 2, Margot a pour ambition d'intégrer l'organisation du Tour de France.

Reportage : Thierry Peigné

 

La caravane, cette "grande famille"

Les caravaniers courent pour une seule marque pendant toute la durée de l'épreuve mais pourtant, même si ce n'est que la quatrième étape, ils semblent déjà tous se connaître. "La caravane, c'est une grande famille. Quand tu fais une édition, tu en fais 2 puis 3 puis 4. Moi, c'est la neuvième fois. Et c'est parce que c'est dur et que l'on vit tous la même chose que ça nous réunit. On se lève tôt le matin, on a des horaires à rallonge, on passe des journées debout ou assis sur les chars avec de la vitesse, du soleil ou de la pluie, ... " explique Hugues qui est l'animateur des chars Krys.

Reportage : Thierry Peigné


Une grande famille qui a pris l'habitude depuis plusieurs années de faire une petite chorégraphie le matin avant le départ pour se mettre en jambe, une danse orchestrée par Hugues.

 

150 km sans répit mais surtout de plaisir pour Margot

A 11h25 la caravane prend le départ, soit deux heures avant les coureurs. Une procession de 150 véhicules et 480 caravaniers pour 30 marques, qui s'étale sur 10 km de cortège et pour 30 minutes de spectacle. Une caravane publicitaire autant attendue au bord de la route que les coureurs. Dans chaque village ou ville, une foule massée sur les trottoirs ou plus dispersée en campagne. Mais pas un seul kilomètre sans qu'il n'y ait une personne ou un groupe de personnes avec une pancarte ou un drapeau. Des dizaines de milliers de spectateurs avec un point commun : le sourire aux lèvres car heureux de participer à la grande fête du Tour et dans l'attente de recevoir un goodies.

Heureuse, Margot l'est également ce mardi soir et malgré le fait d'avoir passé 5 heures debout dans le vent à lancer sans répit au public des bouchons d'oreille, voire des poignées de goodies lorsqu'il s'agit d'enfants "pour les gâter car ça fait plus plaisir quand ce sont des enfants". Une journée où la jeune Rennaise a pu saluer au passage de nombreux amis venus la voir le long du parcours. "Une nouvelle fois, j'ai pu rendre heureux des gens et en plus j'ai encore découvert des paysages" se réjouit-elle.
 

Reportage : Thierry Peigné


Une fois arrivés à Fougères, les chars sont aussitôt montés sur des camions et les caravaniers prennent leur direction de leurs hôtels. Ils vont préparer les goodies pour la journée de demain.

Et comme le dit Margot, demain à Laval, c'est un contre-la-montre donc "la journée sera plus légère".