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Bébé secoué : “une victoire au goût amer” pour la mère relaxée

La Bretonne Vanessa Keryhuel compte, à travers son histoire, aider d'autres familles confrontées à des accusations de bébés secoués. / © France 3 Bretagne
La Bretonne Vanessa Keryhuel compte, à travers son histoire, aider d'autres familles confrontées à des accusations de bébés secoués. / © France 3 Bretagne

Relaxée lors de son procès pour violences volontaires sur son bébé, Vanessa Keryhuel se dit "soulagée". Mais la mère de famille voit également en ce jugement "une victoire au goût amer", en raison de quatre ans de procédures et d'angoisses difficiles à vivre.

Par Lucas Hobé


Vanessa Keryhuel est touchée par une vague de sentiments divers. Relaxée lundi soir dans le procès où elle était accusée d'avoir secoué son bébé, la mère de famille est d'abord "heureuse".

"Je suis soulagée d'avoir réussi à me défendre et que mon histoire se termine bien. J'ai encore du mal à réaliser que c'est enfin fini" assure-t-elle. 

Mais lorsqu'elle repense à l'audience et aux quatre années d'angoisses et de procédures judiciaires qu'elle a endurées, la Bretonne garde un "goût amer de cette victoire" au tribunal correctionnel de Rennes. 

"Les éléments apportés pour prouver mon innocence ont été enfin entendus et compris lors du procès. Ce sont des choses que l'on répète pourtant depuis quatre ans. Quatre ans, ce n'est pas rien. Et là, tout s'est tellement bien passé que je me dis "tout ça pour ça"" déplore Vanessa Keryhuel. 
 

"Ça laisse des séquelles"

Pour Me Grégoire Etrillard, l'avocat de la Bretonne lors du procès, c'est le même constat. "On a le sentiment que la justice a été rendue. La vérité a été dite, elle n'a rien fait à son enfant. C'est un soulagement mais tout ce qu'elle a vécu depuis quatre ans est difficile à encaisser. On lui a enlevé son enfant, elle a été accusée de violences, elle a été mise en examen. Tout ça laisse des séquelles. Alors qu'on aurait pu diagnostiquer l'hydrocéphalie de son enfant bien avant" estime l'avocat. 

Soutenir d'autres familles

Après avoir tourné la page sur cette affaire, Vanessa Keryhuel compte se servir de son histoire pour aider d'autres personnes accusées à tort de maltraitance.

"La suite pour moi sera de soutenir les personnes qui ont vécu la même chose que moi, raconte la mère de famille. A travers mon association Adikia notamment. Je veux les aider à garder espoir pour que, pour eux aussi, ça se finisse bien". 
 

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