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En Bretagne, la rupture de stock d'un médicament pour la maladie de Parkinson inquiète

Ce médicament prescrit aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson, pourrait être en importante rupture de stocks / © France 3 Bretagne - I. Rettig
Ce médicament prescrit aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson, pourrait être en importante rupture de stocks / © France 3 Bretagne - I. Rettig

Depuis trois semaines, un médicament très utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson, qui touche 9000 personnes en  Bretagne, pourrait très rapidement être en rupture de stock. Une pénurie qui pourrait durer sept mois, et qui provoque l'inquiétude. Témoignage.

Par Stéphane Grammont


Depuis des mois, le Sinemet est régulièrement en rupture de stock. Mais cette fois ci, la pénurie pourrait durer jusqu'en mars prochain. Actuellement, c'est au compte-gouttes que les pharmacies le délivrent.

 "C'est vraiment au jour le jour, on est obligé d’appeler les grossistes pour vérifier s’ils en ont, ou de voir avec les confrères qui peuvent en avoir aussi, car on n'a pas les mêmes fournisseurs" explique une pharmacienne de Beslé, en Loire-Atlantique.
 

"Je ne tiendrai pas sept mois"


Françoise est une de leur cliente. Il y a cinq ans, on lui a diagnostiqué la maladie de Parkinson. Le Sinemet ou son générique sont indispensables dans le traitement de fond de la maladie.

"Le médicament contient la levodopa et la carbidopa, deux éléments qui sont à la source de la dopamine, et la dopamine c’est ce qui manque dans le cerveau quand on a la maladie de Parkinson" explique Françoise. 

"Si je n'en prenais pas j'aurais plein de symptômes, je ne bougerais pas de la même façon, je ne m'exprimerais pas de la même façon, je ne sourirais pas, je ne serais pas expressive, à un moment ou un autre on a tous recours à ce médicament" poursuit Françoise.
 
En Bretagne, la rupture de médicament pour la maladie de Parkinson inquiète
Isabelle Rettig
 

Un appel aux pouvoirs publics

Les associations, elles, sont débordées de coups de fils ou de mails de personnes inquiètes. "Cette situation stresse des personnes dont la pathologie fait qu'elles ne doivent pas être stressées" estime Ghislain Couplet, le délégué pour l'Ille-et-Vilaine de l'association  France Parkinson.

Malades et associations en appellent aux pouvoirs publics pour trouver une solution. En Bretagne, 9000 personnes souffrent de la maladie de Parkinson, et 200 000 en France. 20 000 nouveaux cas sont diagnostiqués tous les ans.
 

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