Championnat du monde d'agility jusqu'à dimanche soir à Bourgbarré : "A six mètres par seconde, les chiens vont deux fois plus vite que les chevaux"

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Bourgbarré, en Ille-et-Vilaine, accueille le championnat du monde d’agility, cette discipline où les chiens doivent franchir différents obstacles sur un parcours chronométré. ©France 3 Bretagne / G. Le Morvan - L. Sombret

Le championnat du monde d’agility, cette discipline où les chiens doivent franchir différents obstacles sur un parcours chronométré, débarque pour la première fois en France. C'est Bourgbarré qui a été choisie pour accueillir l'événement. Quinze pays y sont représentés, avec 240 binômes maître-chien.

220 mètres de parcours, slalom, passerelle, tunnel, balançoire, il faut aller vite. Mais en posant au moins une patte sur la zone de contact. Toutes les races sont les bienvenues. Avec des plus petits aux plus grands, cinq catégories. On adapte la hauteur des haies.

Sport inspiré des concours équestres

Ce sport est inspiré des concours équestres mais ici, les chiens vont 2 fois plus vite que les chevaux : "Cela paraît phénoménal, mais c'est vrai que les petits chiens comme les grands vont à l'heure actuelle quasiment à la même vitesse. On arrive à frôler les 6 mètres par seconde", précise Olivier Arribart, dirigeant du club canin de Bourgbarré. C'est justement le club d'Olivier qui accueille ce championnat du monde. Une quinzaine de pays sont présents, 240 duos et en lice avec l’Equipe de France, son fils Anthony. 

Avec Olya, son berger des Shetland, le Breton va faire un sans faute. En 41 secondes. Il ne le sait pas encore, il sera sacré champion du monde. En attendant, il termine aussi fatigué que son chien : "C'était intense ! On est en apnée, on n'arrête pas de parler en courant, c'est surtout ça qui est physique", rapporte-t-il. 

Ce sont des moments qui ne sont rien qu'à nous. Il suffit d'un mot, d'un geste, d'un regard et le chien nous comprend tout de suite. On n'est que nous deux.

Elodie Orsini

Equipe de France d'agility

Et si le rythme est important, nous disent les concurrents, ce qui est capital, c’est la connexion avec l’animal : "Ce sont des moments qui ne sont rien qu'à nous. Il suffit d'un mot, d'un geste, d'un regard et le chien nous comprend tout de suite. On n'est que nous deux", témoigne Elodie Orsini de l'équipe de France d'agility.

Bref, c’est la complicité qui tire le duo vers le haut. Surtout donc, ne jamais aboyer sur son chien.

À Bourgbarré, le Championnat du monde s’achèvera dimanche soir. 

(Avec Gilles Le Morvan et Léa Sombret)