Clap de fin pour le volley-ball professionnel rennais

Saisi par le REC Volley, le CNOSF (Comité national olympique et sportif français ) considère irrecevable la requête du club rennais, qui souhaitait poursuivre l'activité de Rennes Volley 35 en Ligue B. Le volley pro disparaît à Rennes. Du moins, l’année prochaine...

L'entraîneur Nikola Matisajevic et les joueurs du Rennes Volley 35 lors de la saison dernière en Ligue A.
L'entraîneur Nikola Matisajevic et les joueurs du Rennes Volley 35 lors de la saison dernière en Ligue A. © Philippe Renault / OF
Le recours du REC (le Rennes Etudiants Club Volley-Ball) n’a donc pas abouti. Fin juin, le club amateur rennais avait proposé d'assurer par lui-même la continuité de l'activité du Rennes Volley 35, en dépôt de bilan suite à d'énormes problèmes financiers (un trou de 300 à 400.000 euros dans les caisses, soit environ 20% du budget de la saison). 

Faute d'équipe en Ligue A, le REC espérait au moins engager une équipe en Ligue B la saison prochaine. Mais le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a jugé sa requête "irrecevable" selon Ouest-France qui s’est procuré le rapport de la conciliation.
 
Seul le club Rennes Volley 35 aurait pu juridiquement contester devant le CNOSF la décision du conseil supérieur de la DNACG (le gendarme juridique et financier de la ligue) de lui refuser l’agrément pour évoluer en Ligue A la saison prochaine. Mais les dirigeants du club ont jeté l'éponge avant le recours et déposé le bilan.

Le REC avait profité de l'occasion pour saisir le Comité olympique. Mais le résultat est tombé : une autre structure, fut-elle proche (les deux associations étaient liées par une convention) ne pouvait se substituer à l'autre.
 

Un dernier recours pour le REC ?


Nathalie Guitton, la présidente du REC se dit déçue. "Finalement, le CNOSF ne se prononce pas sur le fond. Il dit juste que le REC ne pouvait pas porter la requête du Rennes Volley 35. On veut étudier un dernier recours" précise-t-elle sans donner plus de détails pour le moment. Mais elle ne comprend pas l’un des arguments avancés par les autorités du volley, opposées à la présence du REC dans un championnat professionnel.

Le REC est un club amateur, son équipe première masculine évolue en Elite, soit la troisième division, juste en dessous de la Ligue B. "On nous dit qu’il y aurait un risque que des créanciers du Rennes Volley 35 se retournent contre nous. Aucun des avocats que nous avons consultés ne nous tient ce discours. Je ne suis pas juriste mais ce sont deux structures distinctes. Il n’y a pas de porosité entre les deux."

Pour le directeur général de la Ligue Nationale de Volley, Gurvan Kervadec, "le risque n'existe pas aujourd’hui. Mais si demain, le REC s’engageait en championnat pro et signait des contrats avec des joueurs du feu Rennes Volley 35, il y aurait une forme de continuité de l’activité. De quoi ouvrir la porte à des créanciers lésés par la disparition du club."
 

La Ligue B en 2021-22 ?


"Le REC est sein", poursuit Gurvan Kervadec. "C’est un club structuré qui peut, comme d’autres clubs d’ailleurs, solliciter une place en Ligue B, en 2021-2022, grâce à une wild-card, une invitation. Nous sommes prêts à accompagner ce projet." Soutien logique car la Ligue B masculine qui devrait être composée de 12 équipes n’en compte que 9 actuellement...

Mais en attendant, le message est clair : aucun club rennais n'évoluera dans un championnat professionnel de volley, la saison prochaine.
 
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