Vidéo. De fil en aiguille : quand la couture aide à l'insertion de personnes réfugiées

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L'association Espero inaugure ce samedi 18 novembre son antenne bretonne à Rennes : un atelier de couture d'insertion pour des réfugiés sans emploi. Avec pour objectif de trouver un emploi dans le secteur textile en Bretagne, une filière qui relocalise et recrute. ©B. Poulain, T. Bouilly. Montage : C. Lecocq

L'association Espero a inauguré ce samedi 18 novembre son antenne bretonne à Rennes : un atelier de couture d'insertion pour des personnes réfugiées sans emploi. Objectif : les aider à trouver un emploi dans le secteur textile. Sachant qu'en Bretagne, cette filière recrute.

Natalia a fui la guerre en Ukraine en mars 2022. Avec ses deux filles, la jeune femme a trouvé refuge en Bretagne où elle suit depuis un mois et demi, un cours de couture de façon un peu intéressée.

Surfileuse, boutonnière... Une question de vocabulaire

La couturière ukrainienne n'en est pas à ces premières réparations et créations mais elle se perfectionne dans l'atelier de l'association Espero qui vient d'ouvrir au Nord de Rennes.

"Je viens pour retrouver un travail, j'ai besoin du vocabulaire profesionnel", explique Natalia Sychova. "J'ai besoin d'apprendre à utiliser les différentes machines, comme la surfileuse, la boutonnière..."

Comme elle, ils sont huit au total à être embauchés par l’association Espero pour une durée maximum de deux ans. Tous ont déjà fait de la couture dans leur pays d’origine. Ils travaillent 30 heures par semaine, et reçoivent en échange une aide administrative et des cours de français.

Objectif : la production haut-de-gamme et de luxe

L’objectif de l’association : préparer des professionnels prêts à travailler dans le secteur du textile breton. Une filière qui prévoit d’embaucher 450 couturiers dans les deux prochaines années. "

"On va progressivement monter en compétence vers le savoir-faire nécessaire, sur la production haut-de-gamme et de luxe", explique Marion Levesque. "Surtout on va lever des freins qui ne permettent pas de travailler tout de suite, comme la langue française, les démarches sociales et professionnelles, la compréhension de la société française, du marché du travail..."

Natalia et les autres salariés fabriquent sur commande des articles pour des marques françaises. Quant à l'association Espero, elle prépare également une collection d’accessoires pour les fêtes de fin d’année.

Avec Benjamin Poulain.

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