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Des test ADN auraient pu identifier son agresseur. A Rennes, Julie témoigne de sa colère.

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Une jeune Rennaise avait porté plainte pour viol en septembre 2012. Les tests ADN qui auraient pu confondre son agresseur n'ont été réalisés que six mois plus tard. Entre temps, le criminel présumé aurait violé trois autres jeunes femmes. 

Par Anaïs Huet

Les faits

Le 16 septembre 2012, la jeune femme sort du Pyms, une discothèque rennaise. Elle avait perdu ses amis. Fatiguée, elle demande alors à des personnes de la ramener. Un homme, qui avait vraisemblablement écouté toute sa conversation, s'approche d'elle et lui propose de la ramener chez elle en voiture. L'homme s'est alors arrêté dans un chemin en campagne au nord de Rennes, et l'a violé.

La jeune femme se rend directement au commissariat et porte plainte. Elle remet ses sous-vêtements aux enquêteurs afin de les faire analyser et confondre son agresseur. Mais aucun test ADN n’est demandé par le Parquet. Seuls des prélèvements gynécologiques sont utilisés pour l'enquête.

Six mois plus tard, les policiers rennais apprennent qu’un homme de 22 ans a été incarcéré en novembre 2012, pour viol et tentative de meurtre à Toulouse. Des éléments permettent de faire un rapprochement avec le viol de la jeune Rennaise. Les analyses ADN sont enfin réalisées et le résultat est concluant. L'ADN trouvé appartient à l’homme écroué à Toulouse. Pendant ces six mois d'attente, l'homme aurait violé trois autres femmes.



Pourquoi les tests n'ont pas été réalisés plus tôt ?

Selon l'avocat de la victime, Me Franck Berton, la cause est avant tout économique : "C'est pitoyable, tout ça pour des raisons budgétaires". "Vous allez expliquer à quatre familles que pour 340€ on n'a pas souhaité mené des expertises en 2013" qui auraient permis d'arrêter l'auteur présumé des faits. "C'est quelque chose qu'elles ne peuvent pas entendre". Une thèse que réfute le parquet de Rennes qui blâme plutôt la relative inefficacité des investigations. Les chances de trouver un ADN masculin sur le sous-vêtement semblaient, apparemment, trop minces.

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Interview de Me Berton
Philippe Berton, l'avocat de la victime

 

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