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Destruction d'un portique écotaxe : la confirmation des peines de 1ère instance requise

Procès en appel à Rennes des Bonnets rouges poursuivis pour destruction du portique écotaxe de Pontorson (50) / © A. Billet
Procès en appel à Rennes des Bonnets rouges poursuivis pour destruction du portique écotaxe de Pontorson (50) / © A. Billet

Ce lundi, l'avocat général de la cour d'appel de Rennes a demandé la confirmation des peines de première instance pour les six Bonnets rouges accusés de la destruction du portique de Pontorson en décembre 2013.

Par T.P. avec A.B.

Ils se voyaient comme des combattants de l'ombre, une résistance civile face à un Etat oppresseur. Ce groupuscule "politique" avait ses grades, ses badges d'honneur. "A Jugon-les-Lacs, au pied du portique", raconte l'un d'eux à la barre ce lundi 26 juin, "on s'est pris en photo avec les drapeaux bretons. C'était un bon moment".

Mais le 18 avril 2014, ces membres des Bonnets rouges de Dinan sont interpellés. On leur reproche d'avoir participé à la destruction du portique écotaxe de Pontorson dans la Manche le 28 décembre 2013. 

Le procès au tribunal correctionnel de Rennes en septembre 2014 de 11 membres des Bonnets rouges de Dinan, Rennes ou Lorient se soldera par des condamnations allant jusqu'à 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis. 

Ce lundi, six prévenus ayant fait appel du premier jugement ont comparu à Rennes. Une journée d'audience à l'issue de laquelle l'avocat général a demandé la confirmation des peines de première instance. La décision a été mise en délibéré au 3 octobre prochain.


Le combat contre l'écotaxe

Même si l'écotaxe a été abandonnée par la suite, en 2013 le mouvement des Bonnets rouges refusait sa mise en place ainsi que l'installation des portiques sur les routes bretonnes. Entre l'été et l'hiver 2013, pas moins de six portiques étaient tombés sous ce vent de colère. Celui de Pontorson (Manche) avait brûlé le 28 décembre, un feu ayant été allumé au pied d'un des pylônes.

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