Disparition de Magali Blandin: cinq personnes arrêtées pour tentative d'extorsion

Alors que la mère de famille reste introuvable depuis plus d'un mois, 4 hommes et une femme ont été interpellés dimanche 14 mars, à Rennes et ailleurs en Ille-et-Vilaine. Ils sont soupçonnés d'avoir tenté de rançonner le mari de la disparue.

Dès le 25 février 2021, le mari de Magali Blandin a alerté le juge chargé de l'enquête sur la disparition de sa femme: des personnes lui réclamaient 15 000 euros,  dans le cadre de ce qui pourrait être une tentative d'extorsion, et il se sentait menacé. 

Par mesure de protection, le parquet de Rennes a sollicité en urgence le placement des quatre enfants du couple.

Interpellations avec l'appui du GIGN

Après l'alerte lancée par le mari de Magali Blandin, les gendarmes ont mené l'enquête, recourant à des filatures et à des planques, durant quinze jours. Dimanche 14 mars, ils ont procédé à un coup de filet avec l'appui du GIGN (Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale). Deux personnes ont d'abord été interpellées dans le quartier de Maurepas, à Rennes, puis trois autres personnes ont été retrouvées dans le domicile des deux premiers, en dehors de Rennes.

Crime organisé

Il s'agit de quatre hommes et d'une femme, âgés de 18 à 45 ans. Ils sont actuellement en garde-à-vue et celle-ci pourrait durer jusqu'à 96 heures, précise le Procureur de la République à Rennes, dans son communiqué de presse, car cette affaire relève du crime organisé.

 

Disparition dans un contexte de séparation

Les dernières traces de Magali Blandin remontent au 11 février au matin, lorsqu'elle a quitté à pied son domicile de Montfort-sur-Meu, en Ille-et-Vilaine. Alors qu'une enquête en recherche des causes d'une disparition inquiétante d'une personne majeure est ouverte, le parquet avait indiqué que sa disparition s'inscrit dans un contexte de séparation. 
L'enquête a mis aussi en lumière "un contexte de tension au sein du couple lié notamment à la gestion des ressources du ménage".

Selon le procureur Philippe Astruc, 70 enquêteurs de la section de recherche de Rennes et du groupement de gendarmerie d'Ille et Vilaine restent mobilisés sur l'enquête.