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Fumées opaques sur le contrôle technique automobile

Le contrôle technique comporte un volet antipollution. / © Marc-André Mouchère / France 3 Bretagne
Le contrôle technique comporte un volet antipollution. / © Marc-André Mouchère / France 3 Bretagne

Des normes anti-pollution plus sévères lors des contrôles techniques, c'était une des mesures mal acceptées par les Gilets jaunes. Ce nouveau Contrôle technique devait entrer en vigueur le 1er janvier 2019, le gouvernement vient de le reporter.

Par Marc-André Mouchère


La lutte contre la pollution de l'air passe par le contrôle des fumées d'échappement des véhicules essence et surtout diesel lors des contrôles techniques. Ces contrôles vérifient que les normes imposées aux constructeurs sont bien respectées sur le véhicule durant les années d'utilisation et d'entretien qui suivent. 
 

L'évolution des normes

Les normes européennes existent et évoluent depuis1991.

Ces normes  Euro réglementent les émissions des moteurs GPL, essence et diesel. Jusqu'à la norme Euro 4 il s'agissait surtout de vérifier le bon réglage du moteur, la parfaite combustion du carburant.
Les plus récentes normes pour les voitures particulières sont les normes Euro 5 et Euro 6. L'objectif est de réduire les rejets d'oxydes d'azote (NOx), de monoxyde de carbone (CO), les rejets d'hydrocarbures non brûlés (HC), les hydrocarbures non-méthaniques (HCNM), et les particules fines.

La norme Euro 5 concerne l’ensemble des voitures neuves depuis janvier 2011 (et toutes les homologations de tous les nouveaux véhicules de constructeurs depuis 2009). Elle visait surtout les moteurs diesel et leurs particules fines cancérigènes, imposant aux constructeurs d'installer des filtres à particules (FAP).

La Norme Euro 6 en vigueur depuis 2015 divise encore par deux les rejets de NOx et rapproche les seuils imposés aux voitures à moteurs diesel de ceux des voitures à essence. Inconvénient : il faut les équiper d'un filtre SCR et d'un réservoir d'AdBlue.
 

L'évolution des contrôles techniques


C'est une tendance générale réglementée par l'Europe de déterminer des normes de sécurité pour diminuer les accidents de la route et les pollutions atmosphériques. Le contrôle technique instauré en mai dernier a beaucoup fait réagir parce qu'il multiplie le nombre de contrôle et oblige à des réparations plus rapides. Les propriétaires de vieilles voitures s'étaient bousculés au contrôle technique avant de devoir être obligés de faire trop de frais. Nombre de Gilets jaunes en ont parlé récemment. Dans les campagne on prisait les petits diesels peu coûteux en entretien et carburant mais qui pouvait fumer en approchant les 300 000 km. Les taxis peuvent même témoigner de gros blocs diesels qui tenaient 700 000 km.

Le Contrôle technique consistait à vérifier que le véhicule respectait bien les normes constructeur instaurées à sa conception. Le nombre de points de contrôles est simplement devenu plus important et l'obligation de réparer plus pressante et coûteuse. D'où la grogne de ceux qui n'ont pas d'autre moyen pour assurer leur mobilité que d'acheter de vieilles occasions. Parfois même, le coût des pièces détachées les menait à quelques entorses comme de défapisées une voitures : vider le pot d'échappement de son filtre plutôt que d'en acheter un neuf ou condamner la vanne EGR.

Mais pour ceux qui entretiennent correctement une voiture ancienne (Euro 3 ou 4) elle devrait pouvoir passer le contrôle technique puisqu'il s'agit simplement de respecter les normes d'origines et non des normes plus sévères.

"Le report d’une mesure scandaleuse"


Le contrôle technique qui allait entrer en vigueur le 1er janvier 2019 était encore plus drastique sur les normes de pollution concernant les véhicules diesel Euro 5 et Euro 6 puisqu'il exigeait des performances supérieures à celles instaurées par l'Europe. Une  mesure innaplicable selon l'association "40 Millions d'automobilistes".


Finalement la protestation des Gilets jaunes a mené le gouvernement à repousser cette mesure de 6 mois. Il faudra regarder de très près l'écriture de la prochaine réglementation. 
C'est donc plutôt aux constructeurs qu'il faudra demander dans l'avenir des voitures moins gourmande en carburant.






 

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