Gilets jaunes. La cour d'appel de Rennes confirme les peines infligées à un automobiliste lors d'une opération escargot

Ce mercredi 29 mars, la cour d'appel de Rennes a confirmé les peines qui avaient été infligées à un automobiliste de Saint-Séglin (Ille-et-Vilaine). Il avait commis des infractions qu'il avait commises lors d'une vaste opération escargot, organisée par les Gilets jaunes sur l'axe Lorient-Rennes, le 9 octobre 2020.

À la suite du procès en appel d'un automobiliste de Saint-Séglin (Ille-et-Vilaine), la cour d'appel de Rennes a confirmé, ce mercredi 29 mars 2023, les peines qui lui avaient été infligées pour les infractions qu'il avait commises lors d'une vaste opération escargot sur l'axe Lorient-Rennes, le 9 octobre 2020. 

"Manifester contre la privation des routes en Bretagne"

Ce jour-là, un militant des Gilets Jaunes, et candidat sans étiquette aux élections municipales de mars 2020, était au volant de sa Renault Laguna et roulait "côte-à-côte" avec un autre véhicule à 30 km/h sur la 4x4 voies, en "feux de détresse".

D'importants bouchons s'étaient formés à "une heure où il y a du monde". L'homme de 60 ans entendait "manifester contre la privation des routes en Bretagne". Il avait été "reconnu" par un gendarme qui se trouvait "derrière lui".

Un "procès politique"

Il avait dans un premier temps été condamné par le tribunal correctionnel de Vannes à une annulation du permis de conduire avec interdiction de le repasser pendant un an, pour cette "entrave à la circulation des véhicules" et cette "mise en danger d'autrui"Le sexagénaire avait également écopé de trois amendes pour des contraventions pour avoir circulé sur la bande d'arrêt d'urgence à vitesse réduite et avoir changé de direction sans avertissement. 

Le procureur de la République de Vannes avait fait appel de ce jugement : il estimait qu'au regard du "comportement dangereux" de l'automobiliste, il aurait été "plus adapté" de prononcer des jours-amendes ou de l'emprisonnement ferme. L'avocat général avait en conséquence requis "une peine sous forme de bracelet électronique" à son encontre.

Mercredi 8 mars 2023, il a déduit que son procès en appel était un "procès politique"le gendarme qui l'a identifié "fait partie du Front National (FN)" et que "la substitut du procureur de Vannes fait partie de Me Too et Nous Toutes", des associations "toutes créées par le FN", d'après le Gilet jaune.

Il dit subir "les sévices de la mafia du FN" depuis cinq ans

L'homme dit subir "les sévices de la mafia du FN", depuis cinq ans. Il a ajouté : "On a cherché à me criminaliser", d'autant que selon lui "le permis est à vie, donc son retrait est illégal".

Déjà condamné à cinq reprises, il avait également réclamé "que ce dossier soit transféré au Parquet national anti-terroriste". Il avait indiqué avoir "porté plainte contre le gendarme" pour "abus de pouvoir" et "violences policières".

L'automobiliste s'est donc vu annuler son permis de conduire avec interdiction de le repasser pendant treize mois. Les deux amendes de 50 € et celle de 100 € qui lui avaient été infligées pour des contraventions connexes ont aussi été confirmées suite au "désistement" du ministère public sur ce volet.