Grève du 28 mars. EN IMAGES. Face à face maîtrisé avec les forces de l'ordre à Rennes, après la manifestation

Peu après la dissolution de la manifestation, une situation de "bataille rangée" s'est organisée dans le centre-ville de Rennes, avec les forces de l'ordre, et une cinquantaine de "casseurs", entourés d'un petit millier de "suiveurs". Les habitants doivent éviter ce secteur, prévient la préfecture.

Pour cette 10ème journée de mobilisation contre la réforme des retraites, la manifestation, qui s'est déroulée dans le calme, a réuni 25 000 personnes selon les syndicats. 
Suivre le direct : Réforme des retraites : 25.000 manifestants à Rennes, 24.000 à Brest, près de 10.000 à Lorient selon les syndicats

Après la dissolution du cortège, vers 14h00, une situation de "bataille rangée" s'est organisée sur la place de la République. Les forces de l'ordre ont réussi à diviser le groupe d'un millier de personnes, quelques fois très jeunes, et une cinquantaine de "casseurs" actifs, selon un journaliste de la rédaction présent sur place.

Division


Les groupes se sont répartis entre la place de la République et la place de Bretagne, qui délimitent le centre-historique et ses petites rues pavées. 
Place de Bretagne, environ 300 jeunes font face aux forces de l'ordre, dans une ambiance de fête techno, parsemée d'invectives aux forces de l'ordre. (Photo)


Le groupe qui est resté place de la République s'est retranché derrière une barricade de poubelles, face aux forces de l'ordre, qui sont restées à distance. (Photo)

Ils ont ensuite rejoint, petit à petit, le plus grand groupe situé place de Bretagne; et qui était lui aussi dans une situation d'observation des forces de l'ordre.

Dispersion

Ces dernières ont fait alors usage de grenades de désencerclement, pour disperser les manifestants, après les sommations d'usage. Une partie des jeunes rassemblés semblait vouloir converger vers le quartier universitaire de Villejean.


Les rues étaient alors rendues aux passants, constatant des vitrines d'agences d'assurance ou immobilière taguées, voire brisées, des abris bus saccagés, ainsi que nombre de tags sur les murs des immeubles.