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Grève à La Poste de Rennes : “On ne lâchera pas”

Les manifestants se regroupent à République devant le siège de l'établissement de La Poste / © France 3 Rennes
Les manifestants se regroupent à République devant le siège de l'établissement de La Poste / © France 3 Rennes

En grève depuis le 9 janvier, les facteurs grévistes soutenus par d'autres bureaux d'Ille-et-Vilaine étaient une petite centaine aujourd'hui à République, devant le siège de La Poste. Les syndicalistes commenceraient à trouver un échos national à leur mouvement.

Par Marc-André Mouchère

Trois bureaux de Rennes maintiennent la grève sans interruption depuis le 9 janvier et les manifestants se sont aujourd'hui réunis devant le siège de l'établissement dont ils dépendent au centre-ville de Rennes.

D'autres grévistes du département les ont rejoint. Aujourd'hui ils arrivent de Saint-Grégoire, de Janzé et de Dinard. Des bureaux du département font ainsi des grèves sporadiques pour les soutenir parce qu'ils savent que si la nouvelle organisation passe à Rennes, elle passera partout en France.

C'est le sens de la prise de parole de Serge Bourgin le secrétaire de Sud PTT. Il ajoute que cette grève est enfin visible au plan national et que les postiers de Bordeaux pourraient entamer une grève à leur tour dans les jours à venir. D'ailleurs ajoute-t-il à l'adresse des médias : "Il y a tous les jours cinq à dix bureaux de La Poste en grève dans l'hexagone".

Parmi les grévistes Elodie et Cathy soulignent, elles le soutien que les grévistes reçoivent des précaires de La Poste (des CDD qui ne peuvent pas faire grève) avec aussi des petits mots et même des chèques de particuliers. Des clients qui découvrent que certains d'entre-eux ne recevront plus le courrier le matin avec la nouvelle organisation des tournées.
Une boîte à dons / © France 3 Rennes
Une boîte à dons / © France 3 Rennes

Des chèques, les grévistes en reçoivent aussi d'autres syndicats Sud en France, pas forcément des postiers, ce qui leur permet de toucher une somme mensuelle suffisante pour tenir longtemps.

On ne lâchera pas, on n'a plus rien à perdre.

En disant cela, Arnaud Bordier, lui aussi facteur, se dit fatigué par la durée du mouvement, mais réconforté par la solidarité, les soutiens.

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