Grève à la SNCF : très peu de TGV circulent entre Paris et la Bretagne ce 30 octobre

La majorité des trains Paris-Rennes ont été supprimés ce 30 octobre, et ce phénomène pourrait s'étendre sur les prochains jours. / © Marc ollivier / Max PPP
La majorité des trains Paris-Rennes ont été supprimés ce 30 octobre, et ce phénomène pourrait s'étendre sur les prochains jours. / © Marc ollivier / Max PPP

Près d'un TGV sur trois circule dans le sens Paris-Rennes ce 30 octobre 2019, en raison de la grève au technicentre Atlantique de Châtillon (Hauts-de-Seine). Les perturbations pourraient s'étendre aux prochains jours.

Par Valentin Pasquier, avec AFP

La grève au centre de maintenance matériel de Châtillon (Hauts-de-Seine) se poursuit ce 30 octobre, entraînant l'annulation de la quasi-totalité des trains reliant la Bretagne à la capitale. La SNCF conseille aux voyageurs de "renoncer à [leur] voyage pour ces prochains jours".

Près d'un TGV sur trois circule dans le sens Paris vers Rennes. Le service atteint les 80% dans le sens inverse.  Attention si vous comptez voyage de la capitale vers l'Ouest : un grand nombre de trains sont déjà complets jusqu'au 2 novembre !

Le service est très perturbé sur l'axe reliant Paris à la Bretagne, aux Pays-de-la-Loire et au Sud-Ouest à la suite d'une grève déclenchée le 21 octobre au technicentre de Châtillon, spécialisé dans la maintenance quotidienne des trains.


Pour de meilleures conditions de travail

La grève, suivie par quelque 200 personnes sur les 700 que compte le technicentre, fait suite au projet de la direction de dénoncer un accord local et de supprimer douze jours de repos supplémentaires par an prévus pour compenser le travail de nuit et de week-end de ces salariés touchant des bas salaires. Le projet a été retiré mardi 22 octobre par la direction du TGV Atlantique.

Les grévistes réclament désormais un paiement des jours de grève, que la direction leur refuse, la garantie de ne pas faire l'objet de sanctions disciplinaires en
raison de leur arrêt de travail et une "revalorisation", c'est-à-dire une prime de 3 000 euros.
 
 

Le paiement des jours de grève exclu

"Aucun client, aucun Français ne comprendrait que l'on paye les jours de grève", a affirmé le 30 octobre le président de la SNCF Guillaume Pepy sur Europe 1, alors que le conflit au centre de maintenance de Châtillon (Hauts-de-Seine) se poursuit.

"On est au contact des grévistes, on parle reconnaissance du travail, travail du week-end, travail de nuit, mais il y a une revendication qu'il est impossible de satisfaire : c'est le paiement des jours de grève", a poursuivi Guillaume Pépy. "Il n'est pas légitime de payer les jours de grève, chacun le sait."

Le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a exclu mardi tout paiement d'une prime et des jours de grève, lors des questions à l'Assemblée nationale. Ce "mouvement social est aujourd'hui sans objet dans la mesure où le projet de réorganisation qui était demandé a été retiré par la direction régionale. Dès lors, la demande de prime pour reprendre le travail paraît a minima hors sujet, en tout cas injustifiée", avait-il indiqué.

"Concernant la demande de paiement des jours de grève il n'y a de la même façon aucune raison d'y donner suite, c'est ce que nous a dit la SNCF et c'est la position du gouvernement", avait-il conclu.
 

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