“Je suis allé chercher le succès sur TikTok”. Yamê, la révélation des Trans Musicales livre ses secrets

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Yamê, la révélation des 45e Trans Musicales nous livre ses secrets ©Benoit Thibaut - France Télévisions

L'artiste Yamê est la révélation des 45e Trans Musicales. Le rappeur aux millions de vues sur les réseaux sociaux détaille sa stratégie pour percer sur TikTok. Le chanteur prépare sa future tournée grâce à son passage à Rennes.

Yamê, c’est l’artiste révélation de cette 45e édition des Trans Musicales. Le jeune rappeur, qui mêle mélodie envoûtante et rythme puissant, semble venir d’une autre dimension. Sa signature, c’est sa voix capable d’aller chercher des aigus qui retournent le ventre et donnent immédiatement envie de danser.

Déjà une star sur TikTok

Sweat noir sur le dos, cheveux tressés, Yamê arrive dans le hall du Parc-Expo des Trans Musicales de Rennes souriant, disponible malgré les sollicitations qui s’enchaînent. Le rappeur est en train de devenir une star sur les réseaux sociaux. Ses titres Bahwai et Bécane font des millions de vues

“C’est une sensation incroyable, sourit le jeune musicien. Quand on écrit les paroles, on ne s’attend pas a ce qu’autant de gens les reprennent”. Le nombre de vues sur TikTok est affolant : des millions de vues pour chaque titre. Les jeunes se filment reprenant ses morceaux, une légende du rap US, Timbaland, a même fait une reprise de l’un de ses sons. 

Quand tu comprends TikTok, tu sais ce qu’il faut envoyer comme vidéos. Ce n’est pas si compliqué

Yamê

“Je me suis lancé sur TikTok. Je suis allé chercher ce phénomène mais c’est toujours surprenant quand ça explose”. Si le succès tient avant tout à la qualité de ses morceaux, leur mise en avant a été pensée par Yamê et son entourage. “Avec un ami qui comprend bien la mécanique des réseaux sociaux, on s’est demandé comment fonctionne TikTok. Et quand tu comprends, tu sais ce qu’il faut envoyer comme vidéos. Ce n’est pas compliqué mais il y a des réflexions que l’on ne fait pas forcément tout seul”.

Des shows complets

Zen, décontracté, concentré sur sa musique et bien entouré, c’est peut-être cela aussi la recette de Yamê. L’étoile filante du rap français est pour une semaine en concert à l’Aire Libre de Rennes, pour une résidence pendant les Trans Musicales. “C’est que du bonheur, lâche l’artiste. On ne fait que de la musique, nous avons tout le matériel sur place. Nous avons été hyper bien accueillis par Jean-Louis Brossard et toute l’équipe des Trans, c’est juste parfait”.

Pour cette 45e édition des Trans Musicales, il y aura deux catégories de personnes. Celles qui ont vu Yamê et celles qui l’ont raté. Son show, complet bien avant l’ouverture, fait mouche. La scénographie est léchée, le jeu de lumière ultra-efficace. L’enveloppe est idéale pour mettre en avant Yamê, sa musique et sa voix. Après le concert, le public ne redescend pas. Une certitude, cette résidence est un très grand cru.

“C’est un super artiste, hyper pertinent”  lâche un spectateur à la sortie du concert. “J’ai tout adoré. À tous points de vue, voix, texte, scénographie, j’en ai pris plein les yeux et les oreilles, glisse une spectatrice. Je ne connaissais pas. C’est une super surprise".

La passion de la musique live

Batterie, clavier, choristes, guitare, ce n’est pas si fréquent de voir du rap avec autant d’instruments et de musiciens. En comptant Yamê, ils sont sept sur scène : trois choristes, un batteur, un bassiste, un DJ et lui au chant et au clavier. 

“Avoir des musiciens cela permet d’avoir une énergie liée à la salle, au public. Quand on ne travaille qu’avec des bandes, des morceaux déjà préparés, l’énergie peut ne pas correspondre à ce que l’on a dans le corps à ce moment-là. Sur scène, le batteur ne va pas toujours jouer pareil, et pareil pour moi, c’est du live !”.

Si les médias le classent dans la catégorie rap, Yamê n’est pas si certain d’être dans ce style musical. “Je laisse les gens me classer dans le style qu’ils souhaitent”. Lui se sent inspiré autant par Muse que par le chanteur congolais Papa Wenba, Gainsbourg ou le groupe rock System of a Down. Bien loin du rap.

Son passage à Rennes lui permet d'élaborer la partie scénique de son concert. Avec son équipe, il travaille les effets de la lumière, les positions des musiciens. Des réglages avant une tournée qui risque d'aller loin. Après les Trans, la date du Trianon est déjà sold out !