Rennes. Klaxoon : la start-up boostée par le télétravail, va recruter 100 nouveaux salariés.

Depuis Rennes, l’entreprise bretonne Klaxoon propose un outil numérique idéal pour optimiser les réunions en visioconférence, y compris à l'international. Avec le boom du télétravail, Klaxoon se porte bien et compte embaucher 100 salariés en 2021.

Le siège de la start-up Klaxoon se trouve à Cesson Sévigné (Ille-et-Vilaine) et compte plus de 260 salariés dans ses bureaux en France et aux Etats-Unis.
Le siège de la start-up Klaxoon se trouve à Cesson Sévigné (Ille-et-Vilaine) et compte plus de 260 salariés dans ses bureaux en France et aux Etats-Unis. © © France Télévision - Thierry Bouilly

"C’est ludique, interactif  et coloré ! En plus, on peut travailler sur l’outil de n’importe où, n’importe quand". Alexis Janicot, chef de projet au servir numérique de Rennes Métropole est plus que satisfait par l’outil de travail Klaxoon, un tableau interactif intégré sur ses écrans d’ordinateur et de téléphone portable.

En réunion en visioconférence, il peut soumettre ses idées via des post it virtuels et visualiser celles des autres, en temps réel. "Le côté convivial du tableau interactif permet de maintenir un lien avec les collègues", ajoute Alexis Janicot, qui travaille sur le site de Rennes Métropole une fois par semaine.

Créée il y a 5 ans à Cesson Sévigné, les outils de la start-up Klaxoon séduisent aujourd’hui dans 120 pays. De grandes entreprises comme Microsoft, l’université Harvard ou l’ONU sont abonnés à Klaxoon, de la même façon que de plus petites structures, comme les écoles y ont aussi adhérés. Plus étonnant encore, le skipper Charlie Dalin, arrivé deuxième au Vendée Glove a préparé son tour du monde avec ses équipes avec Klaxoon.

 

Le boom du télétravail       

Télétravail oblige, de plus en plus d’entreprises et de collectivités publiques cherchent à mieux s’organiser. L’idée de Klaxoon : dynamiser les réunions en visioconférence et faire en sorte que chaque salarié puisse donner son avis. Son fondateur, Matthieu Beucher est ingénieur de formation et originaire de Rennes.

 

Ci-dessous, Klaxoon en 1 minute

 

Le déclic, il l’a, à l’époque où il travaille pour une entreprise allemande. « J’ai été frappé par l’inefficacité des réunions », se souvient-t-il. « Il existe un décalage entre le dynamisme en dehors des réunions, à la machine à café, et au moment de la réunion, où tout est théâtral, on ose pas prendre la parole ».

"Il y a une sorte d’urgence dans les entreprises à changer de méthode de travail"

Matthieu Beucher, fondateur de Klaxoon

Avec la crise sanitaire actuelle, Klaxoon cartonne. "Nous avons vécu une très forte accélération depuis un an : dix fois plus de clients, dix fois plus de besoins, tout va dix fois plus vite", affirme son fondateur. La start-up rennaise était déjà en bonne santé avant la crise du Covid mais le concept était jusqu’alors perçu par les entreprises comme une simple valeur ajoutée.

 

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Depuis, la visioconférence est devenue la norme, et les mentalités ont évolué. "Il y a une sorte d’urgence dans les entreprises à changer de méthode de travail", estime Matthieu Beucher. Le tableau visuel de Klaxoon "permet de trouver une organisation plus efficace pour les équipes, notamment lorsque tout le monde est à distance".

 

Une entreprise qui recrute en 2021

 "On est passé de 5 à 250 personnes en 5 ans", indique son fondateur. Aujourd’hui, l’entreprise compte 260 salariés dans ses nombreux bureaux en France (Paris, Lyon, Bordeaux) et à l’étranger (New York, Boston). Forte de son succès, Klaxoon veut recruter 100 salariés cette année, à des postes variés.

La start-up bretonne veut aussi compter davantage de jeunes dans ses effectifs. Le fondateur s’engage à embaucher des alternants et à développer le "mentoring" entre les salariés et les étudiants à l’Université.

Deux tiers des effectifs de Klaxoon travaille au siège de l’entreprise, à Cesson Sévigné (Ille-et-Vilaine). Une fierté pour son fondateur qui a "fait le choix de s’installer en province".

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