"On ne trie pas les élèves". Les parents d'élèves et les enseignants dans la rue contre le choc des savoirs

La mobilisation a rassemblé 800 parents d'élèves et enseignants. Les groupes de niveaux voulus par Gabriel Attal pour la rentrée de septembre dans les collèges font craindre le pire à un corps enseignant à bout de souffle.

"On ne naît pas dans une case, on nous y met" sur son carton, un jeune garçon brandit une banderole contre la réforme de l'éducation nationale portée par Gabriel Attal. Le choc des savoirs voulu par le Premier ministre doit rentrer en vigueur pour la rentrée de septembre.

Une manifestation festive mais avec une faible participation

Quelque 800 parents et enseignants sont venus marcher ce samedi 13 avril à Rennes pour demander le retrait de la mesure.

Une marche organisée un samedi pour prolonger les actions "collège sans élève". "Cette journée a été organisée avec les parents d'élèves" assure Thomas Hardy. Ce professeur d'un collège de Vitré et secrétaire départemental du SNES-FSU d'Ille-et-Vilaine espère un effet "tache d'huile".

"D'autres établissements vont se mobiliser la semaine prochaine. Il faut faire capoter cette mesure inapplicable et injuste". Pour l'enseignant à peine 10% des établissements pourront mettre en place les groupes de niveaux. "De plus, c'est clairement une régression de dire à certains élèves, l'école n'est pas faite pour vous, vous allez dans un groupe d'élèves faibles".

Lire : "Impossible à mettre en place dans la moitié des collèges de France", le regard d'un directeur d'établissement

Le moral plombé

Sous un soleil de plomb, la mobilisation n'a pas rassemblé la foule. Loin des milliers de manifestants que le centre-ville de Rennes a connus contre la réforme des retraites, les quelques enseignants et parents d’élèves présents font pâle figure.

"Il faut que l'on réussisse à sensibiliser l'ensemble de la population" souffle Thomas Hardy. "Si on continue, on y arrivera" espère l'enseignant membre de l'organisation du cortège.

Dans la manifestation les sourires disparaissent quand il s'agit de parler de leurs établissements. La profession vit une période sombre. "Les jeunes ne veulent plus venir travailler dans les écoles ou collèges. Et Cette réforme va encore en dégoûter beaucoup" souffle une manifestante.

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