Procès pour viols et agressions sexuelles sur mineurs à Rennes : les victimes craignent un report du procès

© AFP - F. Five
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Le procès de l'ancien maçon jugé pour viols et agressions sexuelles depuis le 13 novembre à Rennes (35) pourra-t-il reprendre? L'audience a été de nouveau suspendue jeudi matin en l'absence de l'accusé. Hospitalisé, son état de santé psychique n'a pas été jugé compatible avec la poursuite du procès.

Par Hélène Pédech

Le box de l'accusé est resté vide jeudi matin, la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine ayant de nouveau suspendu l'audience jusqu'à vendredi matin.

 

Première suspension mardi



Depuis le 13 novembre, l'ancien maçon de 59 ans est jugé à Rennes. Il est accusé d’agressions sexuelles sur mineurs, viols sur mineurs, viols incestueux et corruption de mineurs pour des faits qui auraient eu lieu entre 1988 et 2015. Quatorze victimes présumées se sont portées parties civiles. Mardi après-midi, l'audience a été suspendue une première fois. Au lendemain des témoignages de ses deux filles puis, mardi matin, celui d'une nièce, l'accusé a reconnu les faits à demi-mots avant de s'effondrer en pleurs, incapable de poursuivre son procès.


 


L'ancien maçon a depuis été interné en unité psychiatrique. Selon l'avocat de la défense, Maître Bertrand Maillard, la santé psychique de son client reste incompatible avec la poursuite du procès. Jeudi matin, il a donc demandé à la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine de renvoyer les débats.


 

 

Expertise psychiatrique


Le tribunal a ordonné une expertise psychiatrique qui doit avoir lieu dans l'après-midi. Cette nouvelle suspension est très mal vécue par les parties civiles. Elles craignent un renvoi du procès à plusieurs mois. "Parce que l'accusé n'est pas capable d'entendre ce qu'il leur a fait subir, il faudrait qu'elles reviennent dans plusieurs mois, tout recommencer à zéro, s'expliquer à nouveau. Dansc ce contexte lourd et difficile pour les victimes, ce n'est pas possible à accepter", déplore Maître Laura Luet, avocate de parties civiles.

 


Selon les conclusions du médecin légiste, la cour d'assises décidera de reprendre les débats vendredi matin ou bien de reporter le procès à une date ultérieure. 


 

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