Rennes. 200 personnes marchent contre l'insécurité et les violences suite à la fusillade dans le quartier de Cleunay

Près de 200 personnes ont marché après la mort d’un jeune de 24 ans, tué par balles dans le quartier de Cleunay, mercredi 17 mars. Une marche organisée par des parents d’élèves de l’école du quartier Champion-de-Cissé, située tout près du lieu de la fusillade.

200 personnes ont marché contre les violences à Cleunay
200 personnes ont marché contre les violences à Cleunay © France télévisions

Ils refusent la violence, ne veulent plus entendre parler de points de deal. Les habitants de Cleunay qui ont marché ce vendredi matin, sont encore sous le choc et en colère après la fusillade qui a coûté la vie à un homme de 24 ans d'origine tchétchène. Il a été grièvement blessé par balles mercredi après-midi devant un supermarché de Cleunay à Rennes, et est mort jeudi des suites de ses blessures.

La fusillade a eu lieu en pleine après-midi, à deux pas d'une école. Ce sont les parents qui ont organisé la marche ce vendredi. Ils craignent que les violences soient de plus en plus importantes dans ce quartier de Rennes. 

Ce n'est pas la prelmière fois que ce quartrier est le théâtre de violences, mais elles n'avaient jamais atteint ce stade. Deux autres agressions avaient été recensées "le soir précédent sur les mêmes lieux", "sans qu'un lien ne soit encore formellement établi à ce stade", selon procureur de Rennes. 

 

 

"Le lieu où se sont déroulés les faits est repéré comme étant un point de revente habituel de produits stupéfiants", a ajouté le procureur, dans un communiqué. 

Un homme recherché

L'auteur présumé des coups de feu est toujours en garde à vue. Un autre homme est toujours recherché. Le parquet de Rennes lance un appel à témoins.  

La Juridiction interrégionale spécialisée de Rennes (Jirs) s'est saisie de l'affaire et une information judiciaire sdevait être ouverte ce vendredi pour "meurtre en bande organisée, tentative de meurtre en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de commettre un crime et détention d'armes de catégorie B". "Ces faits, d'une exceptionnelle gravité, ne demeureront donc pas impunis et trouveront une réponse judiciaire d'une particulière fermeté", a expliqué le parquet de Rennes.
 

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