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Rennes-Châteaubriant : une marche pour ne pas perdre la voie

Une trentaine de personnes a participé à la marche pour le maintien de la ligne SNCF Rennes-Châteaubriant / © France 3
Une trentaine de personnes a participé à la marche pour le maintien de la ligne SNCF Rennes-Châteaubriant / © France 3

Ce week-end, une trentaine de sympathisants de l'Union Démocratique Bretonne et d'usagers du TER a effectué une marche pour le maintien et l'amélioration de la ligne SNCF Rennes-Châteaubriant.

Par Thierry Peigné

Ils sont partis de Rennes samedi midi et doivent arriver sur Châteaubriant en Loire-Atlantique ce lundi soir après une soixantaine de kilomètres. Une trentaine de personnes se mobilise lors de cette marche symbolique pour protester contre la vétusté de la ligne ferroviaire et pour appeler Etat et Région à investir dans le réseau secondaire des voies ferrées.

La ligne Rennes-Châteaubriand est empruntée par 400 000 voyageurs chaque année. Six allers-retours quotidiens en semaine et trois le week-end, relient les deux villes, en desservant au passage les gares de Martigné, Retiers et Janzé.

Des modifications qui ne conviennent pas aux usagers

Mais pour épargner cette ligne vieillissante, dont la rénovation n'est pas prévue dans l'immédiat, la SNCF a mis en place un ralentissement du trafic ainsi que de nouveaux horaires. Les griefs des usagers de la ligne se font donc de plus en plus nombreux. Les voyageurs constatent que la SNCF ralentit ses trains, provoquant un allongement de la durée du trajet, de 15 minutes au minimum. Les usagers reprochent à la SNCF les nouveaux horaires de trains incompatibles avec leurs besoins pour se rendre au travail ou dans les établissements scolaires. Certains utilisateurs ont ainsi abandonné le train et se sont reportés sur la voiture. 
Marche de soutien à la ligne SNCF Rennes-Châteaubriant
Une trentaine de militants de l'Union démocratique Bretonne et des usagers du TER protestent contre la vétusté de la ligne ferroviaire Rennes-Châteaubriand. 400 000 voyageurs l'empruntent chaque année. Ils sont partis à pied de Rennes rejoindre Châteaubriant (44). Une randonnée symbolique pour appeler Etat et région à investir dans le réseau secondaire des voies ferrées. Intervenants : Jocelyne, usagère - Philippe Rajalu, président de l'ACCRET (Association Citoyenne Châteaubriant Rennes En Train) - Pascale Perrin, conseillère municipale à Vern-sur-Seiche (Sans étiquette) - Gwenvael Jequel, membre de l'UDB - Reportage : A. Billet - M.A. Mouchère

Abandonnée au détriment de la LGV

L'UDB reproche également à l'Etat et à la région Bretagne d'avoir investi des centaines de millions d'euros dans la nouvelle ligne à grande vitesse Rennes-Paris, promettant à l'époque que cet investissement ne se ferait pas au détriment des liaisons intérieures bretonnes. 

L'UDB voudrait de plus que soit reconsidéré la connexion entre la ligne Rennes-Châteaubriant et Châteaubriant-Nantes afin de créer en quelque sorte une seconde ligne Rennes-Nantes. L'UDB regrette qu'actuellement les deux lignes soient "absurdement séparées au niveau de la limite administrative des deux régions". Cette deuxième liaison ainsi créée s'ajouterait à la liaison par Redon, permettant d'augmenter le nombre de trajets quotidiens entre Rennes et Nantes et évitant d'avoir à en construire une nouvelle.

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